Couleurs du temps et de la vie
SENIOR
RETRAITES MECONTENTS
Vendredi 20 Octobre 2006
72 rassemblements, la plupart unitaires, se sont déroulés à travers la France pour le pouvoir d’achat des pensions. Chez les salariés, l’inquiétude gagne quant à l’avenir du système de retraite.
Dans plus de soixante-dix villes à travers le territoire, le plus souvent - fait assez rare par ailleurs pour être souligné - à l’appel de l’ensemble de leurs organisations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC, FGR-Fonction publique), les retraités viennent de se dérouler pour réclamer la revalorisation de leurs pensions. « La demande est générale, nous l’entendons partout, sur les marchés... Il y a un tassement de l’ensemble des retraites », souligne Françoise Vagner, secrétaire générale de l’Union des retraités CGT, qui estime entre 10 et 12 % le recul du pouvoir d’achat des pensions sur dix ans. « On n’a même pas droit au coup de pouce donné au smic ! », s’indigne-t-elle, en référence au geste concédé en juillet par Villepin pour le salaire minimum (un coup de pouce de 0,3 % en sus des évolutions régulières).
dépenses en hausse, faibles pensions
Or, le rythme des dépenses pour les retraités s’affole. Dépenses de santé d’abord, qui pèsent en moyenne plus lourd sur les soixante ans et plus, plus souvent amenés à fréquenter les toubibs : la liste est longue des médicaments déremboursés mais toujours prescrits, des forfaits à la charge du patient (1 euro sur tout acte, 18 euros sur les actes de plus de 91 euros, forfait hospitalier de 14 euros), tandis que les tarifs des mutuelles s’envolent.
Dépenses pour l’énergie, le coût du chauffage touchant, lui aussi, proportionnellement plus des hommes et des femmes passant en moyenne plus de temps dans la journée chez eux. En tête de leurs doléances, outre un « rattrapage des pertes de pouvoir d’achat », les syndicats ont placé cette exigence : « plus de retraite au-dessous du smic ! » À l’heure actuelle, près de la moitié des nouveaux retraités entament leur nouvelle vie avec le minimum contributif, à peine 600 euros mensuels, à quoi s’ajoutent au mieux 100 à 150 euros de retraite complémentaire, indique Françoise Vagner. Injustice dans l’injustice : les trois quarts d’entre eux sont des femmes.
souverain mépris de la revendication
Le gouvernement traite jusqu’alors avec un souverain mépris cette revendication. Les ministres en charge du dossier, Xavier Bertrand et Philippe Bas, n’ont jamais daigné rencontrer les syndicats, préférant gloser sur les prétendus bienfaits de la réforme Fillon, ou sur le récent « plan solidarité grand âge », catalogue de mesures souvent pertinentes mais souffrant d’un cruel manque de moyens, note Françoise Vagner. Justement, la mobilisation d’aujourd’hui porte aussi sur la prise en charge de la perte d’autonomie des personnes âgées.
Avec un souci majeur : qu’elle soit assurée dans le cadre de la Sécurité sociale, afin de garantir les mêmes droits à tous, et non dans la caisse indépendante (CNSA) créée par le gouvernement Raffarin en 2003. Et une deuxième préoccupation : l’accès aux maisons de retraite. « Le ministre Philippe Bas s’enorgueillit d’avoir atteint l’objectif de création de places en établissement. Mais 90 % des places créées depuis janvier l’ont été dans le privé, où le prix des places oscille entre 2 000 et 3 000 euros par mois. Comment une femme touchant en moyenne 848 euros de pension va-t-elle pouvoir se la payer ? », remarque la syndicaliste CGT.
La question des retraites ressemble de plus en plus à une bombe sociale à retardement. La colère manifestée ce jour par les actuels pensionnés n’en est pas le seul signe. Les actifs, de leur côté, expriment une inquiétude de plus en plus vive pour leur futur de retraité. En témoignent, entre autres, les « nouveaux comportements » constatés par la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) : s’ils n’étaient naguère « pas à trois mois près pour liquider leur retraite, maintenant les salariés arrêtent leur activité le jour de leurs soixante ans, et même avant s’ils le peuvent », note la présidente de la CNAV, Danièle Karniewicz. La raison de cet empressement ? La crainte d’un nouveau durcissement des conditions d’accès au droit à la retraite.
La loi Fillon a prévu un « rendez-vous d’étape » en 2008 où de nouvelles règles de calcul de la pension pourraient intervenir, s’ajoutant aux mesures pénalisantes prises en 2003 qui font chuter le niveau des pensions (voir encadré). Déjà le postulant au fauteuil de l’Élysée Sarkozy et la patronne du MEDEF Laurence Parisot ont annoncé la couleur, en invitant à se préparer à des sacrifices supplémentaires.
dégager d’autres ressources
Or, si la charge financière des retraites est bien appelée à s’alourdir en raison du défi démographique - et plus encore si l’on décidait de réduire les inégalités touchant les femmes et de réparer l’injustice frappant les victimes de travaux pénibles en leur ouvrant droit à un départ anticipé -, les travaux non contestés du Conseil d’orientation des retraites inclinent à penser que de nouvelles régressions ne sont pas fatales (voir entretien ci-contre).
À condition, surtout, de gagner vraiment la bataille contre le chômage. Et aussi de dégager de nouvelles ressources en touchant enfin au grisbi, en mettant à contribution le capital financier actuellement exempté de toute cotisation sociale. Au-delà de l’abrogation de la loi Fillon, c’est sans doute sur ces deux terrains que les candidats de gauche aux prochains scrutins sont attendus s’ils veulent rassurer les retraités d’aujourd’hui et de demain.
Photo illustrant l'article a été désigné 1 er prix du concours organisé par la Municipalité d'Evry dans le cadre de la Semaine Bleue, sur le thème du "lien social".
dépenses en hausse, faibles pensions
Or, le rythme des dépenses pour les retraités s’affole. Dépenses de santé d’abord, qui pèsent en moyenne plus lourd sur les soixante ans et plus, plus souvent amenés à fréquenter les toubibs : la liste est longue des médicaments déremboursés mais toujours prescrits, des forfaits à la charge du patient (1 euro sur tout acte, 18 euros sur les actes de plus de 91 euros, forfait hospitalier de 14 euros), tandis que les tarifs des mutuelles s’envolent.
Dépenses pour l’énergie, le coût du chauffage touchant, lui aussi, proportionnellement plus des hommes et des femmes passant en moyenne plus de temps dans la journée chez eux. En tête de leurs doléances, outre un « rattrapage des pertes de pouvoir d’achat », les syndicats ont placé cette exigence : « plus de retraite au-dessous du smic ! » À l’heure actuelle, près de la moitié des nouveaux retraités entament leur nouvelle vie avec le minimum contributif, à peine 600 euros mensuels, à quoi s’ajoutent au mieux 100 à 150 euros de retraite complémentaire, indique Françoise Vagner. Injustice dans l’injustice : les trois quarts d’entre eux sont des femmes.
souverain mépris de la revendication
Le gouvernement traite jusqu’alors avec un souverain mépris cette revendication. Les ministres en charge du dossier, Xavier Bertrand et Philippe Bas, n’ont jamais daigné rencontrer les syndicats, préférant gloser sur les prétendus bienfaits de la réforme Fillon, ou sur le récent « plan solidarité grand âge », catalogue de mesures souvent pertinentes mais souffrant d’un cruel manque de moyens, note Françoise Vagner. Justement, la mobilisation d’aujourd’hui porte aussi sur la prise en charge de la perte d’autonomie des personnes âgées.
Avec un souci majeur : qu’elle soit assurée dans le cadre de la Sécurité sociale, afin de garantir les mêmes droits à tous, et non dans la caisse indépendante (CNSA) créée par le gouvernement Raffarin en 2003. Et une deuxième préoccupation : l’accès aux maisons de retraite. « Le ministre Philippe Bas s’enorgueillit d’avoir atteint l’objectif de création de places en établissement. Mais 90 % des places créées depuis janvier l’ont été dans le privé, où le prix des places oscille entre 2 000 et 3 000 euros par mois. Comment une femme touchant en moyenne 848 euros de pension va-t-elle pouvoir se la payer ? », remarque la syndicaliste CGT.
La question des retraites ressemble de plus en plus à une bombe sociale à retardement. La colère manifestée ce jour par les actuels pensionnés n’en est pas le seul signe. Les actifs, de leur côté, expriment une inquiétude de plus en plus vive pour leur futur de retraité. En témoignent, entre autres, les « nouveaux comportements » constatés par la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) : s’ils n’étaient naguère « pas à trois mois près pour liquider leur retraite, maintenant les salariés arrêtent leur activité le jour de leurs soixante ans, et même avant s’ils le peuvent », note la présidente de la CNAV, Danièle Karniewicz. La raison de cet empressement ? La crainte d’un nouveau durcissement des conditions d’accès au droit à la retraite.
La loi Fillon a prévu un « rendez-vous d’étape » en 2008 où de nouvelles règles de calcul de la pension pourraient intervenir, s’ajoutant aux mesures pénalisantes prises en 2003 qui font chuter le niveau des pensions (voir encadré). Déjà le postulant au fauteuil de l’Élysée Sarkozy et la patronne du MEDEF Laurence Parisot ont annoncé la couleur, en invitant à se préparer à des sacrifices supplémentaires.
dégager d’autres ressources
Or, si la charge financière des retraites est bien appelée à s’alourdir en raison du défi démographique - et plus encore si l’on décidait de réduire les inégalités touchant les femmes et de réparer l’injustice frappant les victimes de travaux pénibles en leur ouvrant droit à un départ anticipé -, les travaux non contestés du Conseil d’orientation des retraites inclinent à penser que de nouvelles régressions ne sont pas fatales (voir entretien ci-contre).
À condition, surtout, de gagner vraiment la bataille contre le chômage. Et aussi de dégager de nouvelles ressources en touchant enfin au grisbi, en mettant à contribution le capital financier actuellement exempté de toute cotisation sociale. Au-delà de l’abrogation de la loi Fillon, c’est sans doute sur ces deux terrains que les candidats de gauche aux prochains scrutins sont attendus s’ils veulent rassurer les retraités d’aujourd’hui et de demain.
Photo illustrant l'article a été désigné 1 er prix du concours organisé par la Municipalité d'Evry dans le cadre de la Semaine Bleue, sur le thème du "lien social".
L'Humanité
Rédigé par L'Humanité le Vendredi 20 Octobre 2006 à 15:06
SENIOR
RENDRE VISITE PRESERVE
Vendredi 8 Septembre 2006
Une visite régulière à des personnes âgées vivant à domicile réduit le risque de mortalité
Une récente étude suédoise parue dans la revue BMC Public Health, indique que les personnes âgées décèdent moins rapidement lorsque des professionnels de santé leur rendent visite régulièrement.
Une expérience suédoise montre que des personnes de 75 ans et plus vivant à domicile qui ont reçu la visite de professionnels de santé deux fois par an pendant deux ans ont vu leur risque de décès pratiquement divisé par deux par rapport aux individus qui ne voyaient personne, indique cette étude de l'Université Ume à Stockholm. En revanche, toujours selon les auteurs de cette enquête, le risque de décès augmente à nouveau dès que les visites s'arrêtent.
Cette étude a été réalisée par l'équipe du scientifique Klas-Göran Sahlen. Elle a analysé l'impact des visites à domicile réalisées par des professionnels de santé sur le taux de mortalité d'un groupe de 196 retraités de 75 ans et plus.
Au cours des années 2001 et 2002, chaque personne âgée a reçu quatre visites (une par semestre). Lors de ces rencontres, les seniors recevaient : des conseils d'ordre général, sur les activités physiques, sur les symptômes des maladies fréquentes, sur la vaccination contre la grippe, sur leur régime alimentaire ou encore sur les dangers des risques de chute. Parallèlement, un groupe de 346 retraités n'ayant reçu aucune visite de ce type constituait le groupe contrôle. Ensuite, le taux de mortalité a été réévalué au cours des deux années qui ont suivi cette période test de deux ans.
Les résultats de cette étude montre que le taux de mortalité du groupe de retraités qui recevaient les visites a été de 27 pour 1.000 au cours de l'étude alors qu'il atteignait 48 pour 1.000 dans le groupe de contrôle.
Ensuite, après cette enquête, le taux de mortalité a augmenté dans les deux groupes, mais de manière non parallèle. In fine, la différence a fini par se réduire et disparaître. Le taux de mortalité est alors monté à 60 pour 1.000 pour les deux groupes, ont indiqué les chercheurs.
Cette étude a été réalisée par l'équipe du scientifique Klas-Göran Sahlen. Elle a analysé l'impact des visites à domicile réalisées par des professionnels de santé sur le taux de mortalité d'un groupe de 196 retraités de 75 ans et plus.
Au cours des années 2001 et 2002, chaque personne âgée a reçu quatre visites (une par semestre). Lors de ces rencontres, les seniors recevaient : des conseils d'ordre général, sur les activités physiques, sur les symptômes des maladies fréquentes, sur la vaccination contre la grippe, sur leur régime alimentaire ou encore sur les dangers des risques de chute. Parallèlement, un groupe de 346 retraités n'ayant reçu aucune visite de ce type constituait le groupe contrôle. Ensuite, le taux de mortalité a été réévalué au cours des deux années qui ont suivi cette période test de deux ans.
Les résultats de cette étude montre que le taux de mortalité du groupe de retraités qui recevaient les visites a été de 27 pour 1.000 au cours de l'étude alors qu'il atteignait 48 pour 1.000 dans le groupe de contrôle.
Ensuite, après cette enquête, le taux de mortalité a augmenté dans les deux groupes, mais de manière non parallèle. In fine, la différence a fini par se réduire et disparaître. Le taux de mortalité est alors monté à 60 pour 1.000 pour les deux groupes, ont indiqué les chercheurs.
Senior actu
Rédigé par Senior actu le Vendredi 8 Septembre 2006 à 19:46
SENIOR
VIVRE 120 ANS !
Lundi 14 Août 2006
Dieu décide, juste avant le Déluge, de limiter désormais la vie de l’homme à cent vingt ans. « La vie ne sera que de cent vingt ans », est il écrit dans l’ancien testament, Genèse (6,3).
Cela n’a pas empêché, toujours selon ce document, à Noé de vivre 950 ans.
Coïncidence , aujourd’hui il est prouvé que biologiquement l’homme ou la femme, peuvent vivre effectivement 120 ans.
En 2006, dans le monde, le nombre de personnes ayant atteint cet âge se compte sur les doigts d’une main.
La personne doyenne de notre planète, serait Mme Moloko Temo, née le 04 juillet 1874 et qui vient de fêter ses 132 ans dans son pays en Afrique du Sud.
En France, plus modestement le nombre de centenaires a atteint selon l’INSEE le nombre de 15 983 en 2005, contre une estimation de 100 en 1900, 977 en 1960.
Pour 2050 le nombre de centenaires toujours selon l’INSEE devrait dépasser les 165 000.
A la fin du siècle une personne sur deux devrait atteindre cet âge.
L’allongement de la durée de vie est une réalité incontournable.
Les personnes vivent plus longtemps et en meilleure santé.
Tous les ans l’espérance de vie à la naissance progresse d’un trimestre en moyenne, et ce qui est notable est que l’espérance de vie en bonne santé progresse d’autant dans un rapport de 2,5 pour 3.
L’espérance de vie à la naissance était de 20 ans à l’époque des gaulois, 40 ans à l’âge de la révolution, 80 ans aujourd’hui en France.
Bien sûr comme dans d’autres époques cet allongement a posé et posera des problématiques économiques, sociales et philosophiques et trouvera des solutions liées à des choix de sociétés, n’en doutons pas.
Aujourd’hui restons plein d’espoirs, parce atteindre 120 ans, avec de grandes chances de rester en bonne santé au moins jusqu’à 100 ans n’est pas une perspective négligeable, sinon quel est l’intérêt de l’allongement de la vie si comme le dit avec ironie Woody Allen « Pour vivre centenaire, il faudrait abandonner toutes les choses qui donnent envie de vivre centenaire ».
diego diaz
Rédigé par diego diaz le Lundi 14 Août 2006 à 15:18
SENIOR
Vieillir dignement
Mardi 6 Juin 2006
Médecine de ville, soins à domicile, maisons de retraite (EHPAD), courts, moyens et longs séjours hospitaliers constituent, un tout : négliger l’un de ces types de prise en charge, c’est créer des goulets d’étranglement et des dysfonctionnements sur l’ensemble de la filière.
Ce sont environ 70 % des capacités actuelles de prise en charge hospitalière de longue durée des personnes âgées (soit 64 000 lits au niveau national) qui seront rayées de la carte pour être reconvertis en lits d’hébergement.
Mieux orienter les personnes âgées en fonction de leurs besoins médicaux réels et de leur niveau de dépendance est un objectif légitime. Il est, en effet, souhaitable, lorsque c’est possible, d’éviter l’hôpital aux personnes âgées.
Mais, inversement, des malades ne sont aujourd’hui en maisons de retraite que faute de place à l’hôpital.
Cet objectif ne saurait cependant être dissocié de celui d’une adaptation quantitative des capacités d’accueil à l’évolution des besoins, qui sera considérable au cours des années à venir.
La réforme actuellement en cours ne prend nullement en compte cette double nécessité.
Premièrement, parce qu’elle ne se préoccupe que d’évaluer le nombre de personnes actuellement en hôpital et qui, selon elle, relèveraient plutôt d’une maison de retraite.
C’est sur cette seule base que sera déterminé le nombre de lits hospitaliers à fermer, sans tenir compte des personnes actuellement en maison de retraite relevant en fait de soins hospitaliers.
Deuxièmement, parce que cette étude des besoins n’est fondée que sur le bilan de l’existant et non sur l’estimation des besoins actuels non couverts ni des besoins à venir, allant ainsi à l’encontre de toute démarche prospective digne de ce nom.
La densité théorique de personnel soignant au lit du malade est de 0,8 dans les hôpitaux ; celle des maisons de retraite n’est que de 0,4.
La transformation des unités hospitalières en établissements d’hébergement permettra donc de faire de substantielles économies de personnels !
Pour tenter de faire taire les craintes, le ministre délégué aux Personnes âgées promet de doubler ce taux dans les établissements mais qui est dupe ?
Il est à craindre fortement que, au mieux, on recrutera du personnel d’animation et d’accompagnement, mais pas du personnel soignant. Or, les deux sont nécessaires.
Les besoins des différentes structures sont très différentes . C’est pour cela que le taux du personnel soignant est différent.
Selon une étude réalisée par la DRESS (juin 2006), les résidants atteints d’une pathologie sont d’un ordre de 6,9 pour les USLD (Unité Hospitalière de Soins de Longue Durée), 5,5 pour les Maisons de Retraite, 5,2 pour les Logements Foyer.
La fréquence du syndrome démentiel apparaît pour 56 % des patients en USLD (dont 64 % sont considérés comme très graves), 35 % en Maisons de retraite, 13 % dans les Logements Foyer (dont 33 % très graves).
L’incontinence urinaire touche 65 % des résidants en USLD, 33 % dans les Maisons de Retraite, 16 % dans les Logements Foyer.
Mieux orienter les personnes âgées en fonction de leurs besoins médicaux réels et de leur niveau de dépendance est un objectif légitime. Il est, en effet, souhaitable, lorsque c’est possible, d’éviter l’hôpital aux personnes âgées.
Mais, inversement, des malades ne sont aujourd’hui en maisons de retraite que faute de place à l’hôpital.
Cet objectif ne saurait cependant être dissocié de celui d’une adaptation quantitative des capacités d’accueil à l’évolution des besoins, qui sera considérable au cours des années à venir.
La réforme actuellement en cours ne prend nullement en compte cette double nécessité.
Premièrement, parce qu’elle ne se préoccupe que d’évaluer le nombre de personnes actuellement en hôpital et qui, selon elle, relèveraient plutôt d’une maison de retraite.
C’est sur cette seule base que sera déterminé le nombre de lits hospitaliers à fermer, sans tenir compte des personnes actuellement en maison de retraite relevant en fait de soins hospitaliers.
Deuxièmement, parce que cette étude des besoins n’est fondée que sur le bilan de l’existant et non sur l’estimation des besoins actuels non couverts ni des besoins à venir, allant ainsi à l’encontre de toute démarche prospective digne de ce nom.
La densité théorique de personnel soignant au lit du malade est de 0,8 dans les hôpitaux ; celle des maisons de retraite n’est que de 0,4.
La transformation des unités hospitalières en établissements d’hébergement permettra donc de faire de substantielles économies de personnels !
Pour tenter de faire taire les craintes, le ministre délégué aux Personnes âgées promet de doubler ce taux dans les établissements mais qui est dupe ?
Il est à craindre fortement que, au mieux, on recrutera du personnel d’animation et d’accompagnement, mais pas du personnel soignant. Or, les deux sont nécessaires.
Les besoins des différentes structures sont très différentes . C’est pour cela que le taux du personnel soignant est différent.
Selon une étude réalisée par la DRESS (juin 2006), les résidants atteints d’une pathologie sont d’un ordre de 6,9 pour les USLD (Unité Hospitalière de Soins de Longue Durée), 5,5 pour les Maisons de Retraite, 5,2 pour les Logements Foyer.
La fréquence du syndrome démentiel apparaît pour 56 % des patients en USLD (dont 64 % sont considérés comme très graves), 35 % en Maisons de retraite, 13 % dans les Logements Foyer (dont 33 % très graves).
L’incontinence urinaire touche 65 % des résidants en USLD, 33 % dans les Maisons de Retraite, 16 % dans les Logements Foyer.
diego diaz
Rédigé par diego diaz le Mardi 6 Juin 2006 à 23:37
SENIOR
Un bon cru 2005 pour les rémunérations des patrons
Vendredi 19 Mai 2006
Forts des beaux résultats de leur entreprise, les dirigeants les plus brillants ont eu droit à de confortables augmentations.
EXCELLENT millésime pour les résultats des entreprises du CAC 40, l'exercice 2005 l'a aussi été pour les rémunérations des patrons. Qu'il s'agisse de leur salaire fixe, de leur bonus ou des stock-options, ces titres qui peuvent le jour venu être transformés en actions et vendus sur le marché, ils ont été très bien traités.
Les mieux rémunérés n'ont évidemment pas été les plus augmentés l'an dernier. Ils auraient même, en tenant compte de l'évaluation des stock-options par les entreprises elles-mêmes, perdu quelques millions.
Ce serait le cas pour Lindsay Owen-Jones (20 millions) chez L'Oréal ou de Bernard Arnault, le président et principal actionnaire de LVMH (10,3 millions). Antoine Zacharias, le patron de Vinci, arrive quand même en troisième position alors que sa rémunération de 7 millions ne comprend que son salaire fixe et son bonus, mais pas la valeur de ses stock-options qui n'a pas été divulguée par le groupe. Il n'est d'ailleurs pas le seul dans ce cas, puisque Jean-Philippe Thierry (AGF), Xavier Fontanet (Essilor), José Luis Duran (Carrefour) ou François-Henri Pinault (PPR) n'ont pas non plus communiqué ce chiffre.
La plus belle hausse revient à Jean-Philippe Thierry, qui a vu sa rémunération totale bondir de 81,6%. Celle de Jean Laurent, l'ancien directeur général du Crédit Agricole, a augmenté de près de 70%, après le versement de 543 000 euros d'«avantages» annexes (logement, retraite).
Hors «avantages», ses émoluments ont quand même progressé de 20% l'an dernier. En réalité, les plus «gâtés» d'une année sur l'autre ont été Paul Hermelin (Cap Gemini), Gérard Mestrallet (Suez), Baudouin Prot (BNP Paribas) et Henri Proglio (Veolia). Leur rémunération totale a fait pour chacun d'eux un bond d'au moins 30%. De quoi faire rêver les moins bien lotis du CAC 40.
Des bonus évolutifs
En 2005, mis à part Jean-Marc Espalioux, qui a quand même empoché une indemnité de départ de 12 millions, le plus mal traité a été, une fois n'est pas coutume, Jean-René Fourtou.
C'est le seul, avec Maurice Lévy chez Publicis, dont la rémunération a baissé. Toutefois, le salaire fixe de l'ancien PDG de Vivendi, passé de 1 million à 330 000 euros, est déjà remonté à 1 million d'euros au titre de sa toute nouvelle présidence du conseil de surveillance.
De la même manière, la minuscule augmentation de moins de 5% à laquelle a eu droit Antoine Zacharias a été plus que compensée par le versement d'une indemnité de départ d'environ 12 millions d'euros pour l'abandon de ses fonctions de directeur général de Vinci. Ce qui ne l'empêche pas de rester président du conseil d'administration.
Ce sont évidemment les bonus qui expliquent en grande partie les augmentations de l'an dernier. Cette partie des rétributions évolue en fonction des performances de la société. Et, de ce point de vue, l'exercice se révèle exceptionnel.
Le champion en la matière est sans conteste le président des AGF, Jean-Philippe Thierry, qui a touché son «bonus long terme» au titre de 2002, 2003 et 2004. Montant de la «prime» : 805 000 euros, qui s'ajoutent à son bonus «normal» de 840 000 euros. De quoi faire bondir de 110% la gratification qui lui a été versée au titre de sa gestion.
De son côté, Jean-Louis Beffa, le président de Saint-Gobain, s'est vu attribuer une vraie prime de 200 000 euros pour avoir réussi l'OPA sur le britannique BPB, une «performance remarquable pour la plus importante opération jamais entreprise par Saint-Gobain», explique le rapport annuel. Ces bonus sont généralement issus de calculs très compliqués, prenant en compte différents ratios financiers, l'évolution du cours de Bourse, mais aussi des objectifs parfois plus subjectifs.
Chez le très vertueux Air Liquide, par exemple, le variable du président a évolué aussi en fonction de sa «réactivité face à l'environnement». Chez Accor, le bonus de Jean-Marc Espalioux lui avait été attribué en fonction des résultats «appréciés dans leur contexte et compte tenu de la qualité des mesures prises».
Indemnités de départ et retraite
Mais les entreprises ne se contentent pas de soigner leurs dirigeants en activité. Elles se préoccupent aussi de leur avenir. Globalement, elles leur promettent une pension représentant de 40 à 65% de leur dernière rémunération, qui s'ajoute parfois aux retraites dues par les organismes sociaux. Certains ont omis d'en faire mention. Carrefour, qui avait fait scandale lors de la divulgation de la retraite de son ex-PDG, en fait étonnamment partie.
D'autres se perdent dans des détails abscons, comme Essilor qui évoque «une pension supplémentaire liée à la rémunération correspondant à la tranche D...». Vivendi a été sans doute parmi les plus précis en la matière, puisque Jean-René Fourtou gagnera à ce titre 60% de sa rémunération globale à partir de 65 ans.
Quant aux indemnités de départ, elles s'échelonnent dans les rares groupes qui ont respecté la loi en les publiant, entre six mois et quatre ans de leur dernière rémunération. Ainsi, José-Luis Duran, chez Carrefour, toucherait vingt-quatre mois de «salaire» s'il est remercié et trente mois s'il s'agit d'un nouvel actionnaire, à l'issue d'une prise de contrôle. La planète des grands patrons français est parfois inaccessible au commun des mortels.
Les mieux rémunérés n'ont évidemment pas été les plus augmentés l'an dernier. Ils auraient même, en tenant compte de l'évaluation des stock-options par les entreprises elles-mêmes, perdu quelques millions.
Ce serait le cas pour Lindsay Owen-Jones (20 millions) chez L'Oréal ou de Bernard Arnault, le président et principal actionnaire de LVMH (10,3 millions). Antoine Zacharias, le patron de Vinci, arrive quand même en troisième position alors que sa rémunération de 7 millions ne comprend que son salaire fixe et son bonus, mais pas la valeur de ses stock-options qui n'a pas été divulguée par le groupe. Il n'est d'ailleurs pas le seul dans ce cas, puisque Jean-Philippe Thierry (AGF), Xavier Fontanet (Essilor), José Luis Duran (Carrefour) ou François-Henri Pinault (PPR) n'ont pas non plus communiqué ce chiffre.
La plus belle hausse revient à Jean-Philippe Thierry, qui a vu sa rémunération totale bondir de 81,6%. Celle de Jean Laurent, l'ancien directeur général du Crédit Agricole, a augmenté de près de 70%, après le versement de 543 000 euros d'«avantages» annexes (logement, retraite).
Hors «avantages», ses émoluments ont quand même progressé de 20% l'an dernier. En réalité, les plus «gâtés» d'une année sur l'autre ont été Paul Hermelin (Cap Gemini), Gérard Mestrallet (Suez), Baudouin Prot (BNP Paribas) et Henri Proglio (Veolia). Leur rémunération totale a fait pour chacun d'eux un bond d'au moins 30%. De quoi faire rêver les moins bien lotis du CAC 40.
Des bonus évolutifs
En 2005, mis à part Jean-Marc Espalioux, qui a quand même empoché une indemnité de départ de 12 millions, le plus mal traité a été, une fois n'est pas coutume, Jean-René Fourtou.
C'est le seul, avec Maurice Lévy chez Publicis, dont la rémunération a baissé. Toutefois, le salaire fixe de l'ancien PDG de Vivendi, passé de 1 million à 330 000 euros, est déjà remonté à 1 million d'euros au titre de sa toute nouvelle présidence du conseil de surveillance.
De la même manière, la minuscule augmentation de moins de 5% à laquelle a eu droit Antoine Zacharias a été plus que compensée par le versement d'une indemnité de départ d'environ 12 millions d'euros pour l'abandon de ses fonctions de directeur général de Vinci. Ce qui ne l'empêche pas de rester président du conseil d'administration.
Ce sont évidemment les bonus qui expliquent en grande partie les augmentations de l'an dernier. Cette partie des rétributions évolue en fonction des performances de la société. Et, de ce point de vue, l'exercice se révèle exceptionnel.
Le champion en la matière est sans conteste le président des AGF, Jean-Philippe Thierry, qui a touché son «bonus long terme» au titre de 2002, 2003 et 2004. Montant de la «prime» : 805 000 euros, qui s'ajoutent à son bonus «normal» de 840 000 euros. De quoi faire bondir de 110% la gratification qui lui a été versée au titre de sa gestion.
De son côté, Jean-Louis Beffa, le président de Saint-Gobain, s'est vu attribuer une vraie prime de 200 000 euros pour avoir réussi l'OPA sur le britannique BPB, une «performance remarquable pour la plus importante opération jamais entreprise par Saint-Gobain», explique le rapport annuel. Ces bonus sont généralement issus de calculs très compliqués, prenant en compte différents ratios financiers, l'évolution du cours de Bourse, mais aussi des objectifs parfois plus subjectifs.
Chez le très vertueux Air Liquide, par exemple, le variable du président a évolué aussi en fonction de sa «réactivité face à l'environnement». Chez Accor, le bonus de Jean-Marc Espalioux lui avait été attribué en fonction des résultats «appréciés dans leur contexte et compte tenu de la qualité des mesures prises».
Indemnités de départ et retraite
Mais les entreprises ne se contentent pas de soigner leurs dirigeants en activité. Elles se préoccupent aussi de leur avenir. Globalement, elles leur promettent une pension représentant de 40 à 65% de leur dernière rémunération, qui s'ajoute parfois aux retraites dues par les organismes sociaux. Certains ont omis d'en faire mention. Carrefour, qui avait fait scandale lors de la divulgation de la retraite de son ex-PDG, en fait étonnamment partie.
D'autres se perdent dans des détails abscons, comme Essilor qui évoque «une pension supplémentaire liée à la rémunération correspondant à la tranche D...». Vivendi a été sans doute parmi les plus précis en la matière, puisque Jean-René Fourtou gagnera à ce titre 60% de sa rémunération globale à partir de 65 ans.
Quant aux indemnités de départ, elles s'échelonnent dans les rares groupes qui ont respecté la loi en les publiant, entre six mois et quatre ans de leur dernière rémunération. Ainsi, José-Luis Duran, chez Carrefour, toucherait vingt-quatre mois de «salaire» s'il est remercié et trente mois s'il s'agit d'un nouvel actionnaire, à l'issue d'une prise de contrôle. La planète des grands patrons français est parfois inaccessible au commun des mortels.
Le Figaro
Rédigé par Le Figaro le Vendredi 19 Mai 2006 à 11:44
SENIOR
L'ALLOCATION PERSONNALISEE AUTONOMIE
Jeudi 6 Avril 2006
au 31 décembre 2005
Au 31 décembre 2005, 938 000 personnes bénéficiaient de l'Apa, soit une augmentation de 1,6 % par rapport au 30 septembre.
Des décisions favorables sont rendues pour 72 % des premières demandes d'obtention de l'Apa à domicile, et pour 9 demandes sur 10 en établissement.
Le taux de sortie du dispositif (6 %) reste stable. Au 31 décembre 2005, 59 % des bénéficiaires de l'Apa vivaient à domicile et 41 % en établissement.
La part des bénéficiaires de l'Apa relevant du Gir 4 reste stable à 43 % : cette proportion de personnes modérément dépendantes est plus élevée à domicile (56 %) qu'en établissement (26 %). À domicile, le montant moyen du plan d'aide s'élève à 481 euros par mois. Près de 9 bénéficiaires sur 10 relèvent désormais du nouveau barème et 68 % des bénéfici
aires acquittent un ticket modérateur de 106 euros en moyenne. En établissement, l'Apa correspond à la prise en charge du tarif dépendance, avec un montant moyen s'élevant à 410 euros, dont 67 % en moyenne acquittés par le conseil général.
Des décisions favorables sont rendues pour 72 % des premières demandes d'obtention de l'Apa à domicile, et pour 9 demandes sur 10 en établissement.
Le taux de sortie du dispositif (6 %) reste stable. Au 31 décembre 2005, 59 % des bénéficiaires de l'Apa vivaient à domicile et 41 % en établissement.
La part des bénéficiaires de l'Apa relevant du Gir 4 reste stable à 43 % : cette proportion de personnes modérément dépendantes est plus élevée à domicile (56 %) qu'en établissement (26 %). À domicile, le montant moyen du plan d'aide s'élève à 481 euros par mois. Près de 9 bénéficiaires sur 10 relèvent désormais du nouveau barème et 68 % des bénéfici
aires acquittent un ticket modérateur de 106 euros en moyenne. En établissement, l'Apa correspond à la prise en charge du tarif dépendance, avec un montant moyen s'élevant à 410 euros, dont 67 % en moyenne acquittés par le conseil général.
diego diaz
Rédigé par diego diaz le Jeudi 6 Avril 2006 à 23:28
SENIOR
Espérance de vie, l'étude de l'INED
Mercredi 29 Mars 2006
plus de temps pour la vie
Dans son numéro de « Population & Sociétés » publié aujourd'hui sur « la population de la France en 2005 », l'Ined constate qu'en 2005 l'espérance de vie a conservé son niveau record de 2004 : celui-ci atteint 83,8 ans pour les femmes et 76,8 ans pour les hommes (au lieu de 76,7 l'année précédente).
Et cela, alors même qu'une épidémie de grippe a sévi en 2005. Sans elle, l'espérance de vie aurait progressé encore plus fortement. En 2004, la diminution des décès a largement dépassé l'excédent de 2003.
Pour le démographe Gilles Pison, « le maintien de l'espérance de vie à un niveau nettement au-dessus de la tendance en 2005 montre que le changement de comportement à l'égard des personnes âgées suite à la canicule (amélioration des soins et des équipements) est durable ».
Et cela, alors même qu'une épidémie de grippe a sévi en 2005. Sans elle, l'espérance de vie aurait progressé encore plus fortement. En 2004, la diminution des décès a largement dépassé l'excédent de 2003.
Pour le démographe Gilles Pison, « le maintien de l'espérance de vie à un niveau nettement au-dessus de la tendance en 2005 montre que le changement de comportement à l'égard des personnes âgées suite à la canicule (amélioration des soins et des équipements) est durable ».
Les Echos
Rédigé par Les Echos le Mercredi 29 Mars 2006 à 18:26
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