Couleurs du temps et de la vie
LOISIRS
Portraits publics, portraits privés
Dimanche 15 Octobre 2006
C'est dans la transition entre les XVIIIe et XIXe siècles, théâtre de profonds bouleversements sociaux, politiques et culturels, que le portrait va s'affirmer comme un genre majeur, celui de la modernité.
Cette période témoigne des liens intimes noués entre la réalité sociale (l'essor de la bourgeoisie) et la création artistique (commande de portraits).
Réalisée avec le concours du musée du Louvre, cette exposition revient sur ce phénomène de société qui a marqué de son empreinte l'histoire de l'art en présentant des oeuvres de maîtres tels que Francisco Goya, Eugène Delacroix ou encore Joshua Reynolds.
Bracelets de soie noire, volants de dentelle et perruque oudrée, Mrs. Abington porte un doigt à sa bouche, assise comme un garçon, à califourchon sur une chaise Chippendale.
Premier du genre à montrer une femme dans une pose décontractée, le regard aguicheur, ce portrait étonnant, peint à Londres en 1771 par Joshua Reynolds (Yale Center for British Art, New Haven), pervertit les codes aristocratiques de la représentation. Le modèle ne pouvait être qu’une actrice...
Confrontant, dans un dialogue signifiant, quelque 140 peintures et sculptures, issues de collections publiques et privées, européennes et américaines, l’exposition tente de saisir ce moment, entre public et privé, où d’autres règles du portrait s’établissent.
Entre 1770 et 1830, le portrait peint, très en vogue dans les pays anglo-saxons, reste un genre mineur dans la hiérarchie établie en France par l’Académie, derrière la peinture d’histoire. Néanmoins, tout comme le portrait sculpté, il prolifère en Occident, répondant à une forte demande publique et privée. Loin de ne s’appuyer que sur les codes traditionnellement établis, dictés par le souci de l’apparat et du prestige, l’art du portrait connaît un essor sans précédent et s’affirme peu à peu comme le genre moderne par excellence.
Après le succès rencontré ces dernières années par les expositions monographiques consacrées à de grands maîtres du portrait, Goya, Houdon, Canova, David ou Ingres, l’exposition offre pour la première fois un panorama international du sujet.
L’exposition déploie ainsi une véritable anthologie des grands personnages de leur temps. Goya, Reynolds, Mme Vigée-Le Brun, David, Houdon, Canova, Lawrence, Ingres, Delacroix… les plus grands artistes ont saisi la personnalité de tous leurs modèles, dans le luxe des signes de leur appartenance sociale : formats imposants, étoffes somptueuses, coiffures apprêtées… comme dans le secret de leur vie privée.
Galeries nationales du Grand Palais
4 octobre 2006 - 8 janvier 2007
www.rmn.fr/galeriesnationalesdugrandpalais
Premier du genre à montrer une femme dans une pose décontractée, le regard aguicheur, ce portrait étonnant, peint à Londres en 1771 par Joshua Reynolds (Yale Center for British Art, New Haven), pervertit les codes aristocratiques de la représentation. Le modèle ne pouvait être qu’une actrice...
Confrontant, dans un dialogue signifiant, quelque 140 peintures et sculptures, issues de collections publiques et privées, européennes et américaines, l’exposition tente de saisir ce moment, entre public et privé, où d’autres règles du portrait s’établissent.
Entre 1770 et 1830, le portrait peint, très en vogue dans les pays anglo-saxons, reste un genre mineur dans la hiérarchie établie en France par l’Académie, derrière la peinture d’histoire. Néanmoins, tout comme le portrait sculpté, il prolifère en Occident, répondant à une forte demande publique et privée. Loin de ne s’appuyer que sur les codes traditionnellement établis, dictés par le souci de l’apparat et du prestige, l’art du portrait connaît un essor sans précédent et s’affirme peu à peu comme le genre moderne par excellence.
Après le succès rencontré ces dernières années par les expositions monographiques consacrées à de grands maîtres du portrait, Goya, Houdon, Canova, David ou Ingres, l’exposition offre pour la première fois un panorama international du sujet.
L’exposition déploie ainsi une véritable anthologie des grands personnages de leur temps. Goya, Reynolds, Mme Vigée-Le Brun, David, Houdon, Canova, Lawrence, Ingres, Delacroix… les plus grands artistes ont saisi la personnalité de tous leurs modèles, dans le luxe des signes de leur appartenance sociale : formats imposants, étoffes somptueuses, coiffures apprêtées… comme dans le secret de leur vie privée.
Galeries nationales du Grand Palais
4 octobre 2006 - 8 janvier 2007
www.rmn.fr/galeriesnationalesdugrandpalais
Evene
Rédigé par Evene le Dimanche 15 Octobre 2006 à 12:28
ACTUALITES
DEFILE DIOR
Rubriques
Dernières notes
Liste de liens
Archives
KILIMNIK
JETS D'EAU
Infos XML
COQUELICOTS
PORTRAITS
VILLES D'EUROPE





















