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SOCIETE

NATHALIE GETTIFFE EN LIBERTE

Samedi 13 Janvier 2007

Nathalie Gettliffe de retour en Ardèche, après sa sortie de prison

Nathalie Gettliffe, condamnée en décembre à 16 mois de prison par la justice canadienne pour l'enlèvement de deux de ses enfants, est libre. Elle a quitté la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis samedi matin, en vertu d'une libération conditionnelle, pour gagner par la route son domicile de Saint-Alban-d'Ay (Ardèche).


NATHALIE GETTIFFE EN LIBERTE
Mme Gettliffe a quitté Fleury-Mérogis à la levée du jour avec son fils Martin né en détention au Canada le 26 septembre, qu'elle a eu avec son compagnon Francis Gruzelle.
Mme Gettliffe était incarcérée depuis son transfèrement en France le 22 décembre 2006 à la maison d'arrêt des femmes de Fleury-Mérogis (Essonne), après huit mois de détention au Canada.
Un juge d'application des peines (JAP) du tribunal d'Evry lui a accordé une libération conditionnelle parentale vendredi. M. Gruzelle avait déclaré vendredi à l'AFP avoir accueilli cette libération avec "une joie teintée d'amertume en raison de la souffrance endurée par Nathalie et ses quatre enfants et de l'acharnement judiciaire à son égard".
Le JAP a décidé de prolonger le délai de surveillance judiciaire jusqu'au 30 avril 2008, soit un an au-delà de la peine qu'elle devait théoriquement purger. Mme Gettliffe devra obtenir une autorisation préalable du juge d'application des peines de Privas (Ardèche) si elle souhaite quitter le territoire national. "Qu'a-t-elle commis de si grave pour qu'on lui impose ça ?", s'est interrogé M. Gruzelle, qui dénonce un "traitement discriminatoire".
Après avoir plaidé coupable, Mme Gettliffe a été condamnée le 4 décembre par un tribunal de Vancouver, en Colombie-Britannique (ouest du Canada), à 16 mois de prison et 3 ans de mise à l'épreuve pour l'enlèvement en 2001 de ses deux aînés (Joséphine, 11 ans, et Maximilien, 13 ans), nés de son mariage avec le Canadien Scott Grant. Les enfants avaient été cachés dans un premier temps par des proches de Mme Gettliffe avant d'être remis à leur père par la justice française.
Elle avait justifié son départ pour la France par l'appartenance de son mari à l'Eglise internationale du Christ, un mouvement considéré comme une secte en France, mais légal au Canada.

diego diaz
Rédigé par diego diaz le Samedi 13 Janvier 2007 à 22:49