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MARCHE : NI HAUSSE NI BAISSE

Jeudi 5 Juillet 2007

Les mesures Sarkozy/Fillon, notamment la déduction des intérêts d'emprunt, n'ont pas provoqué de ruée sur l'immobilier. Aucune hausse de prix, mais pas non plus de relance visible du secteur.


MARCHE : NI HAUSSE NI BAISSE
L'ANCIEN
Selon nos statistiques, les appartements anciens ont augmenté de 0,54 % au premier semestre 2007, les maisons de 0,48 %. Au deuxième trimestre, les prix sont restés stables, précise notre communiqué, alors que cette période est traditionnellement la plus active de l'année. Les appartements se vendent en sept semaines, les maisons en neuf semaines, un rythme qui ne bouge pas depuis un semestre.
LE NEUF
Sur douze mois, entre mars 2006 et mars 2007, les prix du neuf montent de 7,6 %. Mais entre le quatrième trimestre 2006 et le premier trimestre 2007, le mètre carr ne progresse que de 0,7 %. Au-delà des prix, ce marché joue au yo-yo. Sur 12 mois, entre mars 2006 et mars 2007, 130 500 logements neufs ont trouvé preneur, un record depuis 1990.
ET DEMAIN ?
Jouer les Mme Irma est toujours délicat. D'autant que le marché est animé par nombre de contradictions. Ainsi, la demande reste très forte : il faudrait bâtir au moins 500 000 logements par an sur la prochaine décennie pour satisfaire les besoins. Mais seuls 420 999 mises en chantier ont été enregistrées sur douze mois, entre mai 2006 et mai 2007. Sans compter le déficit accumulé au cours des 15 dernières années, qui tourne autour du million de logements. Une pression qui pousse au maintien de prix élevés. Dans le même temps, les taux d'intérêts remontent, l'allongement de la durée des prêts plafonne et la croissance du pouvoir d'achat des Français reste limitée. Ce qui pèse sur l'activité immobilière.
La déduction des intérêts d'emprunt relancera-t-elle le marché ? Certes, le courtier en crédits Empruntis et le cabinet d'études Bipe estiment que grâce à cette mesure, 22 000 30 000 particuliers pourraient redevenir solvables et acheter leur logement. Ce qui, dans un contexte d'offre inférieure à la demande, relancerait la hausse des prix, gommant une partie de l'avantage fiscal. Cela dit, cette déduction ne sera pratiquement pas prise en compte par les banques au moment du montage du plan de financement, sauf dans de rares cas, à titre de revenus additionnels. Autrement dit, le gain fiscal ne redonnera pas de pouvoir d'achat immobilier.

Particulier à Particulier
Rédigé par Particulier à Particulier le Jeudi 5 Juillet 2007 à 14:37