Couleurs du temps et de la vie

LOISIRS

Artiste à l'univers très singulier, Karen Kilimnik se fait connaître dans les années quatre-vingt-dix par le biais de ses installations décalées, dans lesquelles elle met en scène des personnages inspirés de la réalité ou fruits de son imagination dans des décors aux allures théâtrales.


Karen Kilimnik, Mary Calling up a Storm, 1996. Huile sur toile. 45,7 x 35,6 cm.
Karen Kilimnik, Mary Calling up a Storm, 1996. Huile sur toile. 45,7 x 35,6 cm.
Empruntant ses sujets à la littérature, à la musique, au ballet autant qu'aux maîtres de la peinture ancienne (Reynolds, Gainsborough, Constable, Goya), Karen Kilimnik, artiste américaine particulièrement remarquée pour son installation au Palazzo Tito lors de la dernière Biennale de Venise (2005), est fascinée par l'univers des contes et légendes autant que par les icônes de la culture pop contemporaine.
Elle recrée des 'intérieurs' à la fois intimes et fantasmés associant sculptures, peintures, lumières et sons. Dans le parcours de l'exposition, le spectateur pourra découvrir une oeuvre inédite, 'The Grotto', s'inspirant des jardins architecturés de palais fastueux.

INFOS PRATIQUES

De 2,20 à 4,50 euros - Du mardi au dimanche, de 10h à 18h (le mercredi jusqu'à 22h) - Musée d'Art moderne, 11 avenue du Président Wilson, 75116 Paris - Renseignements : 01.53.67.40.80

diego diaz
Rédigé par diego diaz le Jeudi 14 Décembre 2006 à 11:18

LOISIRS

Portraits publics, portraits privés

Dimanche 15 Octobre 2006

C'est dans la transition entre les XVIIIe et XIXe siècles, théâtre de profonds bouleversements sociaux, politiques et culturels, que le portrait va s'affirmer comme un genre majeur, celui de la modernité.
Cette période témoigne des liens intimes noués entre la réalité sociale (l'essor de la bourgeoisie) et la création artistique (commande de portraits).
Réalisée avec le concours du musée du Louvre, cette exposition revient sur ce phénomène de société qui a marqué de son empreinte l'histoire de l'art en présentant des oeuvres de maîtres tels que Francisco Goya, Eugène Delacroix ou encore Joshua Reynolds.


Portraits publics, portraits privés
Bracelets de soie noire, volants de dentelle et perruque oudrée, Mrs. Abington porte un doigt à sa bouche, assise comme un garçon, à califourchon sur une chaise Chippendale.
Premier du genre à montrer une femme dans une pose décontractée, le regard aguicheur, ce portrait étonnant, peint à Londres en 1771 par Joshua Reynolds (Yale Center for British Art, New Haven), pervertit les codes aristocratiques de la représentation. Le modèle ne pouvait être qu’une actrice...

Confrontant, dans un dialogue signifiant, quelque 140 peintures et sculptures, issues de collections publiques et privées, européennes et américaines, l’exposition tente de saisir ce moment, entre public et privé, où d’autres règles du portrait s’établissent.
Entre 1770 et 1830, le portrait peint, très en vogue dans les pays anglo-saxons, reste un genre mineur dans la hiérarchie établie en France par l’Académie, derrière la peinture d’histoire. Néanmoins, tout comme le portrait sculpté, il prolifère en Occident, répondant à une forte demande publique et privée. Loin de ne s’appuyer que sur les codes traditionnellement établis, dictés par le souci de l’apparat et du prestige, l’art du portrait connaît un essor sans précédent et s’affirme peu à peu comme le genre moderne par excellence.

Après le succès rencontré ces dernières années par les expositions monographiques consacrées à de grands maîtres du portrait, Goya, Houdon, Canova, David ou Ingres, l’exposition offre pour la première fois un panorama international du sujet.
L’exposition déploie ainsi une véritable anthologie des grands personnages de leur temps. Goya, Reynolds, Mme Vigée-Le Brun, David, Houdon, Canova, Lawrence, Ingres, Delacroix… les plus grands artistes ont saisi la personnalité de tous leurs modèles, dans le luxe des signes de leur appartenance sociale : formats imposants, étoffes somptueuses, coiffures apprêtées… comme dans le secret de leur vie privée.

Galeries nationales du Grand Palais
4 octobre 2006 - 8 janvier 2007


www.rmn.fr/galeriesnationalesdugrandpalais

Evene
Rédigé par Evene le Dimanche 15 Octobre 2006 à 12:28

LOISIRS

Je te dirai des mots bleus

Jeudi 14 Septembre 2006

Romance . Un remarquable duo d’acteurs pour un film présenté dans la compétition cannoise.
Quand j’étais chanteur, de Xavier Giannoli, France. 1 h 52.


Je te dirai des mots bleus

Un homme et une femme, des maisons et un coeur qui ne bat que pour vous.

Des chansons aussi, ritournelles populaires qui traversent les générations, vous extirpent des banquettes en vous mettant des ailes aux chevilles, le refrain aux lèvres.

Le chanteur, c’est Alain, d’Alain Moreau et son orchestre, dont les photos convenues sourient aux entrées des bals d’Auvergne. Alain (Gérard Depardieu), c’est un baltringue en veste idoine, chemise lamée qui change de teinte sous la boule à facettes, baise-en-ville qui se balance au poignet et swing rodé de thés dansants en soirées spéciales célibataires.

Il chante lisse comme un fond sonore en 3D, mais connaît son métier comme personne. Elle s’appelle Marion (Cécile de France). Elle pèse un demi-siècle de moins que lui, vive et souple comme une jupe qui virevolte. Donc il chante, plutôt bien, au petit bal perdu dont chacun se souvient.
Elle vient tâter du bout des orteils une soirée entre copains dans un lieu qui n’excite d’abord que sa curiosité. Pas de sot endroit pour une rencontre et ces deux-là prennent les choses comme elles sont, le temps d’un petit tour entre des draps sans mémoire où souvent tout finit. Échanges doux-amers et nuit brève. Sale temps pour les croissants. Alain n’a jamais quitté Clermond-Ferrand, où il s’est taillé une gentille gloire locale. Marion vient d’y échouer au terme d’un naufrage amoureux.

Le premier talent de Xavier Giannoli et de ses deux comédiens réside dans la justesse des portraits dressés, qui échappent aux archétypes malgré les accessoires embarqués et la documentation fine qui dessine l’arrière-plan sociologique.
Un homme et une femme aux pôles opposés vont se croiser dans le tourbillon de la vie, s’aimanter et se repousser, plus si affinités. Elle fait visiter des maisons, il va s’en chercher une, lui tombant dessus sans l’alourdir pour mieux l’éviter plus tard, d’un pas chassé comme au tango.
Elle est par intermittence tantôt plus rapide, tantôt désemparée, à l’image d’une jeune chatte dans sa pelote. Alain et Marion sont l’un et l’autre lestés par des amours de côté.
Elle flirte avec Bruno, qui trouble le jeu. Il joue avec son ex (Christine Citti) à un ni-avec-toi-ni-sans-toi aux couleurs de leurs anciens costumes de scène. Si l’on ajoute à cela les coups et blessures qui les rendent prudents, nos amoureux ne sont pas sortis de l’auberge.
Et pourtant ça tourne.

Le batteur a beau planter des clous, le guitariste coller à la partition comme une arapède, les désaccords s’accordent et on se lève pour le slow. Gérard Depardieu investit son Alain d’une bonne mesure de dignité, créant un personnage qui ne se la raconte pas, aussi dénué d’aigreur que de cynisme, qualité essentielle de qui séduit à long terme. « Un ringard, finalement, c’est quelqu’un qui dure », profère Alain, dans un double hommage à ces musiciens de balloche qui rythment plus que l’on croit la marche du monde et aux vérités profondes de nos émotions quand une chanson frissonne.

Et comme par antiphrase, voici Christophe, le créateur tel qu’en lui-même il a toujours changé et qu’admire sans réserve Xavier Giannoli.
Il apparaît en personne au cours d’une séquence fulgurante, artiste véritable devant le miroir de sa loge avant une entrée en scène fictive. La magie de sa présence s’exprime sans qu’un mot soit prononcé. Un geste banal, un regard insondable, et l’on rejoint pour longtemps les paradis perdus.

L'Humanité
Rédigé par L'Humanité le Jeudi 14 Septembre 2006 à 09:36

Photographie . Le musée du Jeu-de-paume, à Paris, consacre une formidable rétrospective à cette artiste américaine qui, depuis trente ans, dynamite les systèmes de représentation.
« Cindy Sherman, rétrospective » au musée du Jeu-de-paume,

1, place de la Concorde, 75008 Paris. Commissaire : Régis Durand. Jusqu’au 3 sept. Entrée 6 euros. Tarif réduit : 3 euros. Rens. : 01 47 03 12 50 et 12 52.


Cindy Sherman contre la société du spectacle
On attendait depuis des mois l’exposition de la photographe américaine Cindy Sherman, cinquante-quatre ans, au Jeu-de-paume, et on n’est pas déçu ! C’est une rétrospective, une vraie, de celles qui permettent d’entrer dans une oeuvre de trente ans, de revenir pas à pas sur sa construction par l’artiste, d’une série l’autre, à tâtons, à force de risques et d’approfondissement.

Ce qui saisit le plus, c’est, sans doute, l’inépuisable inventivité de cette photographe, eu égard à l’économie de moyens et au protocole mis en oeuvre.

Le matériau - c’est toujours elle qui est dans le cadre - est vraiment minimal. Il ne s’agit ni d’autoportraits (lorsqu’elle apparaît en femme battue, elle ne documente pas son propre vécu comme le fait Nan Goldin, artiste de sa génération se mettant en scène ainsi que ses proches, au fil des épreuves de sa vie), ni de transformisme (elle ne cherche pas, comme le Français Pierre Molinier, à accumuler pour son plaisir les expériences et performances la montrant déguisée). Ce qui l’intéresse, elle, c’est plutôt, dans la lignée de Marcel Duchamp, la question de l’identité.

Ainsi, qu’elle apparaisse sous les traits de Monica Vitti dans une parodie de film italien (merveilleux Untitled Film Stills 1977-1980 !), qu’elle campe une midinette ou une ouvrière prenant le bus (Bus Riders, 1976-2005), une femme fatale ou désemparée (Murdery Mystery), le sujet, c’est l’autre.
Ce qu’elle croise et interroge, grâce à des artifices aussi simples que perruques, prothèses et fripes, c’est à la fois l’histoire des représentations et celle de la condition féminine. Ce qu’elle entreprend, c’est un travail de déconstruction des représentations idéalisées, mythifiées que nous prêtent la télévision et les pages de magazine. Sa critique de la société du spectacle est radicale : « Ce à quoi je m’oppose, expliquait-elle dans le New Yorker en 2000, c’est la manière dont notre être est pourri parce que l’on est censé être. »

Ce qu’elle espère du spectateur, c’est qu’il se glisse dans l’écart qu’elle a creusé entre elle et son personnage, qu’il imagine, entre la fragilité de son moi et le modèle social et sexuel dans lequel elle s’est engouffrée, la construction d’une fiction. Et elle respecte à ce point sa liberté qu’elle ne s’autorise pas à lui imposer une légende, de peur d’influencer, d’orienter son point de vue...
L'Humanité
Rédigé par L'Humanité le Lundi 19 Juin 2006 à 13:45

LOISIRS

L'AGE DE GLACE 2

Samedi 8 Avril 2006

Film de Carlos Saldanha


L'AGE DE GLACE 2
Dessin animé comique et de divertissement familial et de réflexion sur le sort réservé à la planète et dont la vitalité sacastique permettra aux parents d'affronter sans encombres la corvée.

Confrontés à la fonte de la banquise, les animaux de l'ère glaciaire, Manny le mammouth, Sid le paresseux et Diego le tigre, entament une migration.
Chemin faisant, ils rencontrent l'amour et surtout l'humour.

Cerise sur le gâteau : les intermèdes acec Scrat, le rongeur ridicule.

L'Age de glace 2 est une réjouissante comédie, un bijou idéal pour réunir petits et grands.
E-MOSAIQUE
Rédigé par E-MOSAIQUE le Samedi 8 Avril 2006 à 14:33