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FORTE MOBILISATION CONTRE LE CPE
Un raz-de-marée de jeunes, de salariés et même de retraités a déferlé partout en France contre le CPE, dans des cortèges parfois émaillés d'incidents, la CGT avançant le chiffre historique de 3 millions de manifestants, face à un Dominique de Villepin impassible.
Selon les décomptes effectués par l'AFP, la mobilisation est, dans de nombreuses villes de France, deux fois supérieure à celle de la précédente mobilisation anti-CPE du 18 mars, qui avait réuni entre 500.000 et 1,5 million de manifestants.
Cette quatrième mobilisation anti-CPE en huit semaines à l'appel des Douze (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Unsa, Solidaires, Unef, Confédération étudiante, UNL et Fidl) apparaît d'ores et déjà comparable à celles du 13 mai 2003 sur les retraites et du 12 décembre 1995 contre le plan Juppé.

"Nous sommes plus de 3 millions dans les rues, c'est historique. Il est impensable que le Premier ministre reste arc-bouté sur sa décision", a jugé Bernard Thibault (CGT), en tête du cortège parisien.
"La mobilisation va en s'amplifiant, on a encore beaucoup de marge avec les lycéens. Villepin doit faire preuve de courage politique et retirer le CPE", a averti Karl Stoeckel (UNL).
Face à cette déferlante, le Premier ministre a affiché sa fermeté devant l'Assemblée, regrettant que les syndicats aient "refusé la main tendue" de son invitation les rencontrer mercredi à Matignon.

A Paris, 700.000 personnes selon les organisateurs (contre 350.000 le 18 mars) ont défilé dans un cortège dense et tendu, où étaient présents les leaders syndicaux et de l'opposition.
A Marseille 250.000 selon les organisateurs, ont défilé sans incident. Le 18 mars, ils étaient 130.000 selon les syndicats.
Ils étaient de 31.000 à 100.000 à Bordeaux, de 42.000 à 70.000 à Nantes, de 30 à 50.000 à Rennes, de 26.000 à 60.000 à Grenoble.

Alors que la décision du Conseil constitutionnel sur le CPE est attendue jeudi, Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois fait entendre sa différence, se prononçant pour une "non application du CPE" le temps d'ouvrir des négociations avec les partenaires sociaux.


diego diaz
Rédigé par diego diaz le Mardi 28 Mars 2006 à 22:48