Couleurs du temps et de la vie
FAMILLE
L’école en campagne
Jeudi 6 Septembre 2007
L’école rurale d’aujourd’hui est une école dynamique. Elle est d’autant plus importante qu’elle assure la pérennité des campagnes, comme c’est le cas à Mazayes, dans le Puy-de-Dôme.
Pourtant, depuis plusieurs années, un mouvement de fond, qui vise à économiser des postes, menace particulièrement les écoles rurales. Vice-président du Collectif pour la promotion et la défense de l’école publique de proximité, Maurice Marteau rappelle l’importance de se battre pour « maintenir un service d’éducation sur tout le territoire ».C’est une tendance forte : les petites écoles et les collèges ruraux ferment. Leur nombre est en constante diminution. Un chiffre suffit à comprendre l’ampleur de l’hécatombe : De 19 000 écoles à classe unique en 1960, on est passé à moins de 5 000 aujourd’hui. Aujourd’hui, le recul du service public d’éducation continue de s’accélérer par le biais des regroupements et de la politique de concentration scolaire. Sous prétexte de renforcer « l’efficacité pédagogique », il s’agit ni plus ni moins que de réduire les coûts.
Contraintes budgétaires
Les fermetures de petits services ruraux sont directement liés aux restrictions budgétaires draconiennes décidées par l’Etat. Pour freiner les dépenses, l’un des moyens consiste à fermer les petits services de proximité (postes, gares, perceptions, hôpitaux et écoles) et les regrouper au sein de structures de plus grande taille. Il s’agit d’économies d’échelles. Car les collectivités locales, elles, voient leurs charges augmenter d’autant. Leur part dans le financement de la dépense d’éducation est passée de 15,6 % en 1974 à 22,4 % en 2004. Sur la même période, les dépenses de l’Etat dans le domaine ont diminué de 65,9 % à 60,6 %. De plus, au désengagement de l’Etat est venue se greffer la décentralisation, qui a donné encore plus de charges aux collectivités. Alors qu’elles géraient le patrimoine scolaire, celles-ci ont dû s’impliquer dans le développement des activités périscolaires (transports, cantines, garderie, etc.). L’administration ne tient pas non plus compte des autres coûts induits, certes pas faciles à chiffrer, liés au transport, mais aussi au coût qu’entraîne la désertification des petits villages. Dans le même temps, plusieurs textes proposent d’augmenter le financement de l’enseignement privé sur fonds publics. C’est le sens notamment des amendements de la loi de décentralisation du 13 août 2004, adopté sans débat au Parlement (lire ci-contre). Laquelle entend rendre obligatoire la participation des communes aux frais de scolarisation des élèves fréquentant des écoles privées en dehors de leur commune de résidence. « Par cette circulaire, on condamne définitivement les possibilités de développer l’école publique », s’emporte Jacqueline Boucher, coordinatrice du Collectif pour la promotion et la défense de l’école publique de proximité.
Atouts et richesses des petites écoles
Pourtant, l’éducation est un enjeu majeur de société. Et contrairement à ce qu’affirment les inspecteurs d’académie pour obtenir la fermeture des petites écoles, plusieurs rapports (dont certains ont été diligentés par les services de l’Etat) ont mis en lumière les performances scolaires des petites structures multi-âges. On peut citer le rapport de Françoise Oeuvrard, qui dit que « la configuration de ces établissements, qu’on pourrait supposer défavorable car liée à leur très petit effectif (...), ne semble pas préjudiciable aux élèves pour les apprentissages de base : les élèves des petites écoles rurales sont plutôt moins en retard que ceux des écoles urbaines. » Le rapport Mingat (de l’Institut de recherche sur l’économie de l’éducation) à, quant à lui, démontré que le maintien de ces petites structures ne revenait pas plus cher aux collectivités que les concentrations. Aujourd’hui, d’autres travaux de recherche, menés notamment par l’Observatoire de l’école rurale (OER), continuent de montrer que dans ce type de structures, les résultats en math et en français sont meilleurs, les taux de redoublement sont inférieurs et que les enfants affichent une plus grande autonomie.
Interview
"Faire des économies sur l’école, c’est grave"
Gérard Pelletier est président de l’Association des maires ruraux de France (AMRF). Il évoque l’importance de l’école pour la vie des communes rurales et le « scandale » du financement des écoles privées.
Que représente l’école pour un maire rural ? Les maires des communes rurales sont très attachés à leurs écoles. Ils savent que c’est un des derniers services publics présents. Parce qu’ils veulent que leurs communes se développent, ils ont consenti à des regroupements ; ils ont fait beaucoup pour le péri-scolaire. Alors quand on leur parle de « rendre » un poste ou de fermer une école, ils s’énervent et font tout pour la préserver. Faire des économies, sur l’école, c’est grave
Une nouvelle version de la circulaire imposant aux communes de financer la scolarisation des enfants dans le privé hors commune vient d’être signée. Comment réagissez-vous ? C’est scandaleux. Il est inadmissible d’imposer à une commune de payer pour une famille qui fait le choix de scolariser son enfant dans une école privée, qui plus est sur une autre commune. Les maires ruraux de France maintiennent leur opposition, déjà exprimée en octobre 2006. Nous disons aux élus de ne payer aucune des sommes qui pourront leur être réclamées à ce titre, sauf en cas d’accords locaux préalables, et de maintenir leur position jusqu’au contentieux si nécessaire. Nous allons épuiser toutes les voies de recours jusqu’au Conseil d’Etat. Je tiens à rappeler que c’est une affaire de fond. Il ne s’agit pas d’une guerre entre les maires de gauche et les évêques. Notre combat est un combat de principe républicain. Il en va de la survie de l’école laïque.
C’est d’autant plus grave que les collectivités voient déjà leurs charges augmenter dans le domaine du scolaire... Il n’y a pas que les charges qui augmentent. Il y a aussi les aides qui diminuent. On constate un désengagement progressif des caisses d’allocations familiales. L’Etat a fait main basse sur le magot. Le problème, c’est qu’on ne peut pas arrêter toutes les activités. D’ici quelques temps, nous n’aurons pas d’autre alternative que de solliciter le contribuable en augmentant les impôts.
La Terre
par Alexandra Chaignon
Rédigé par par Alexandra Chaignon le Jeudi 6 Septembre 2007 à 18:44
FAMILLE
Plumpy'nut, aliment thérapeutique à base d'arachides, a contribué à sauver la vie de milliers d'enfants sous-alimentés au Niger.
Deux ans après la sévère crise alimentaire qui a frappé le Niger, la vue d'enfants dénutris est moins fréquente qu'avant, mais la sous-alimentation chronique affecte encore plus de 50 pour cent des jeunes enfants du pays. Par ailleurs, 10 pour cent des enfants du Niger souffrent de malnutrition aiguë, même lorsque les récoltes sont bonnes.
image : UNICEF Vidéo
Face à cette situation inquiétante, un effort à grande échelle est en cours afin de lutter contre la sous-alimentation à différentes étapes de la vie des enfants de moins de cinq ans.
Une des armes principales dont on dispose pour cela est l'aliment thérapeutique connu sous le nom de Plumpy'nut, qui a contribué à sauver des milliers de vies pendant la crise de 2005.
Des milliers de personnes sauvées
Comme beaucoup de centres thérapeutiques de santé au Niger, la clinique que soutient l'UNICEF à Tillabéry - à une heure de la capitale Niamey - donne Plumpy'nut aux enfants souffrant de malnutrition sévère. Cette pâte d'arachides à haute valeur énergétique et protéinique se présente habituellement dans un emballage de papier d'aluminium ou dans de petites barquettes en plastique : une présentation pratique pour les mères de famille, qui peuvent ainsi transporter ce produit facilement jusqu'à leur domicile.
La fabrique de la Société de Transformation Alimentaire à Niamey, Niger - seule usine de Plumpy'nut en Afrique de l'Ouest - produit à présent jusqu'à 40 tonnes par mois.
« On l'appelle le produit magique », indique Jan Eijkenaar, Conseiller humanitaire régional de l'Office d'aide humanitaire de la Commission européenne (ECH). « Il aide les enfants à se remettre très vite lorsqu'ils deviennent dénutris. Au Niger, un des pays les plus pauvres du monde, les enfants peuvent se retrouver dénutris très vite et ce produit peut contribuer à leur rétablissement. »
La fabrique de la Société de Transformation Alimentaire (STA) à Niamey produit cet aliment salvateur depuis 2005. C'est la seule usine de Plumpy'nut en Afrique de l'Ouest, et sa production a atteint environ 40 tonnes par mois, ce qui a suscité l'intérêt des pays avoisinants.
Avec le soutien financier de l'ECHO, l'UNICEF a été en mesure l'année dernière d'acheter 130 tonnes environ du Plumpy'nut que produit l'usine de la STA. Cette année, l'UNICEF continue à encourager vigoureusement la production locale de cet aliment si facile à utiliser.
Les perspectives de solutions à long terme
L'attrait exercé par cette formule à succès est en partie imputable à son accessibilité.
Avec le soutien financier de l'ECHO, UNICEF Niger a acheté l'année dernière 130 tonnes environ de Plumpy'nut produit localement, soit en portions emballées dans du papier d'aluminium, soit comme ici sous forme de petites barquettes.
« Plumpy'nut est un produit facile à utiliser et facile à fabriquer », indique le PDG de la STA Fatchima Cissé. « C'est un produit qui ne risque pas la contamination car il ne contient pas d'eau, et sa conservation est donc relativement aisée. Et il répond parfaitement aux besoins des enfants dénutris parce qu'il leur permet des gains de poids quotidiens significatifs. »
L'année dernière, ce produit a été utilisé dans le traitement de plus de 63 000 enfants dénutris. Il permet habituellement aux enfants de revenir à un poids normal en trois ou quatre semaines.
« Plumpy'nut est vraiment efficace et utile pour traiter les enfants atteints de malnutrition sévère, qui peuvent suivre le traitement chez eux, cela nous permet ainsi de toucher beaucoup d'enfants en même temps », explique Noël Marie Zagré, Chef du service nutrition de l'UNICEF au Niger.
Bien que Plumpy'nut ait eu un impact décisif sur la vie de nombreux enfants du Niger, la sous-alimentation demeure un problème aux racines profondes dans ce pays et dans d'autres pays de cette région sub-saharienne semi-aride connue sous le nom de Sahel. A long terme, les besoins de la population devront être satisfaits de façon durable, notamment par une production alimentaire qui se fonde sur la collectivité, pour briser l'engrenage annuel des crises alimentaires qui affectent ce pays.
Mais en attendant, alors que le Niger examine ces perspectives à long terme, Plumpy'nut sauve la vie de nombreux enfants.
Face à cette situation inquiétante, un effort à grande échelle est en cours afin de lutter contre la sous-alimentation à différentes étapes de la vie des enfants de moins de cinq ans.
Une des armes principales dont on dispose pour cela est l'aliment thérapeutique connu sous le nom de Plumpy'nut, qui a contribué à sauver des milliers de vies pendant la crise de 2005.
Des milliers de personnes sauvées
Comme beaucoup de centres thérapeutiques de santé au Niger, la clinique que soutient l'UNICEF à Tillabéry - à une heure de la capitale Niamey - donne Plumpy'nut aux enfants souffrant de malnutrition sévère. Cette pâte d'arachides à haute valeur énergétique et protéinique se présente habituellement dans un emballage de papier d'aluminium ou dans de petites barquettes en plastique : une présentation pratique pour les mères de famille, qui peuvent ainsi transporter ce produit facilement jusqu'à leur domicile.
La fabrique de la Société de Transformation Alimentaire à Niamey, Niger - seule usine de Plumpy'nut en Afrique de l'Ouest - produit à présent jusqu'à 40 tonnes par mois.
« On l'appelle le produit magique », indique Jan Eijkenaar, Conseiller humanitaire régional de l'Office d'aide humanitaire de la Commission européenne (ECH). « Il aide les enfants à se remettre très vite lorsqu'ils deviennent dénutris. Au Niger, un des pays les plus pauvres du monde, les enfants peuvent se retrouver dénutris très vite et ce produit peut contribuer à leur rétablissement. »
La fabrique de la Société de Transformation Alimentaire (STA) à Niamey produit cet aliment salvateur depuis 2005. C'est la seule usine de Plumpy'nut en Afrique de l'Ouest, et sa production a atteint environ 40 tonnes par mois, ce qui a suscité l'intérêt des pays avoisinants.
Avec le soutien financier de l'ECHO, l'UNICEF a été en mesure l'année dernière d'acheter 130 tonnes environ du Plumpy'nut que produit l'usine de la STA. Cette année, l'UNICEF continue à encourager vigoureusement la production locale de cet aliment si facile à utiliser.
Les perspectives de solutions à long terme
L'attrait exercé par cette formule à succès est en partie imputable à son accessibilité.
Avec le soutien financier de l'ECHO, UNICEF Niger a acheté l'année dernière 130 tonnes environ de Plumpy'nut produit localement, soit en portions emballées dans du papier d'aluminium, soit comme ici sous forme de petites barquettes.
« Plumpy'nut est un produit facile à utiliser et facile à fabriquer », indique le PDG de la STA Fatchima Cissé. « C'est un produit qui ne risque pas la contamination car il ne contient pas d'eau, et sa conservation est donc relativement aisée. Et il répond parfaitement aux besoins des enfants dénutris parce qu'il leur permet des gains de poids quotidiens significatifs. »
L'année dernière, ce produit a été utilisé dans le traitement de plus de 63 000 enfants dénutris. Il permet habituellement aux enfants de revenir à un poids normal en trois ou quatre semaines.
« Plumpy'nut est vraiment efficace et utile pour traiter les enfants atteints de malnutrition sévère, qui peuvent suivre le traitement chez eux, cela nous permet ainsi de toucher beaucoup d'enfants en même temps », explique Noël Marie Zagré, Chef du service nutrition de l'UNICEF au Niger.
Bien que Plumpy'nut ait eu un impact décisif sur la vie de nombreux enfants du Niger, la sous-alimentation demeure un problème aux racines profondes dans ce pays et dans d'autres pays de cette région sub-saharienne semi-aride connue sous le nom de Sahel. A long terme, les besoins de la population devront être satisfaits de façon durable, notamment par une production alimentaire qui se fonde sur la collectivité, pour briser l'engrenage annuel des crises alimentaires qui affectent ce pays.
Mais en attendant, alors que le Niger examine ces perspectives à long terme, Plumpy'nut sauve la vie de nombreux enfants.
Par Sabine Dolan, à Niamey, Niger
Rédigé par Par Sabine Dolan, à Niamey, Niger le Dimanche 3 Juin 2007 à 10:06
FAMILLE
Des conséquences de la périurbanisation
Mardi 10 Avril 2007
En 2004, près de 3 salariés sur 4 ont quitté leur commune de résidence pour aller travailler. D’où l’augmentation des déplacements domicile-travail, amplifiés par la péri-urbanisation. De plus en plus d’actifs travaillent loin de chez eux.
Cette tendance se confirme dans l’étude publiée en mars par l’Insee et intitulée « Les déplacements domicile-travail amplifiés par la péri-urbanisation ». « Alors que la population ne cesse de se loger de plus en plus loin des centres-villes, l’emploi reste encore largement concentré dans les pôles urbains », révèle l’organisme. En 2004, 73 % des salariés quittent leur commune de résidence pour aller travailler.
Les salariés qui résident dans une zone urbaine de moins de 200 000 habitants, ainsi que ceux qui habitent dans un pôle d’emploi en zone rurale travaillent plus souvent que les autres dans leur commune de résidence : moins de 60 % d’entre eux changent de commune pour aller travailler.
A l’inverse, les salariés domiciliés dans l’espace périurbain quittent généralement leur commune pour aller travailler : cette proportion dépasse 90 % dans les communes périurbaines de moins de 50 000 habitants et dans les couronnes des pôles d’emploi des zones rurales.
L’emploi dans les pôles, le logement dans le périurbain
L’emploi reste donc encore largement concentré dans les villes. En 2004, les pôles urbains regroupent 77 % des emplois salariés alors que seuls 63 % des salariés y habitent. A contrario, le périurbain rassemble 12 % des emplois salariés et 22 % des salariés y résident.
A la campagne, la situation est plus équilibrée, avec 15 % des emplois et 13 % des salariés). Mais l’Insee souligne que « les emplois offerts près du domicile ne sont pas nécessairement ceux qui correspondent à la qualification, à la formation ou au choix de l’individu ».La moitié des salariés travaillent à moins de 8 km de leur domicile et ont un trajet de moins de 18 minutes. Mais la moyenne nationale fait état d’un temps de déplacement de 32 minutes en heure pleine. Les salariés résidant en ville travaillent en moyenne à 23,6 km de chez eux, soit plus près que ceux des zones périurbaines (30,5 km).
Dans les grandes agglomérations de province, les distances moyennes domicile travail sont de 28,5 km et de 33,5 km pour ceux des couronnes péri-urbaines. Malgré le rallongement des distances, les temps de trajet restent plus courts dans l’espace rural. Les déplacements domicile travail sont amplifiés par la péri-urbanisation.
Ces conclusions soulèvent quelques interrogations : Tous ces salariés - de plus en plus nombreux - sont partis en périphérie, voire à la campagne, pour recherche un logement plus grand ou moins cher et un meilleur cadre de vie. Mais en contrepartie, ils ne bénéficient pas toujours des transports collectifs. Ni des services. Or dans le contexte actuel, ce sont eux qui sont les premières victimes du démantèlement des services publics. Et ce sont à eux aussi que l’on voudrait faire payer le coût du carburant.
par Alexandra Chaignon (la Terre)
Les salariés qui résident dans une zone urbaine de moins de 200 000 habitants, ainsi que ceux qui habitent dans un pôle d’emploi en zone rurale travaillent plus souvent que les autres dans leur commune de résidence : moins de 60 % d’entre eux changent de commune pour aller travailler.
A l’inverse, les salariés domiciliés dans l’espace périurbain quittent généralement leur commune pour aller travailler : cette proportion dépasse 90 % dans les communes périurbaines de moins de 50 000 habitants et dans les couronnes des pôles d’emploi des zones rurales.
L’emploi dans les pôles, le logement dans le périurbain
L’emploi reste donc encore largement concentré dans les villes. En 2004, les pôles urbains regroupent 77 % des emplois salariés alors que seuls 63 % des salariés y habitent. A contrario, le périurbain rassemble 12 % des emplois salariés et 22 % des salariés y résident.
A la campagne, la situation est plus équilibrée, avec 15 % des emplois et 13 % des salariés). Mais l’Insee souligne que « les emplois offerts près du domicile ne sont pas nécessairement ceux qui correspondent à la qualification, à la formation ou au choix de l’individu ».La moitié des salariés travaillent à moins de 8 km de leur domicile et ont un trajet de moins de 18 minutes. Mais la moyenne nationale fait état d’un temps de déplacement de 32 minutes en heure pleine. Les salariés résidant en ville travaillent en moyenne à 23,6 km de chez eux, soit plus près que ceux des zones périurbaines (30,5 km).
Dans les grandes agglomérations de province, les distances moyennes domicile travail sont de 28,5 km et de 33,5 km pour ceux des couronnes péri-urbaines. Malgré le rallongement des distances, les temps de trajet restent plus courts dans l’espace rural. Les déplacements domicile travail sont amplifiés par la péri-urbanisation.
Ces conclusions soulèvent quelques interrogations : Tous ces salariés - de plus en plus nombreux - sont partis en périphérie, voire à la campagne, pour recherche un logement plus grand ou moins cher et un meilleur cadre de vie. Mais en contrepartie, ils ne bénéficient pas toujours des transports collectifs. Ni des services. Or dans le contexte actuel, ce sont eux qui sont les premières victimes du démantèlement des services publics. Et ce sont à eux aussi que l’on voudrait faire payer le coût du carburant.
par Alexandra Chaignon (la Terre)
La Terre
Rédigé par La Terre le Mardi 10 Avril 2007 à 17:57
FAMILLE
La faim gagne du terrain
Vendredi 3 Novembre 2006
Dix ans après le Sommet mondial de l'alimentation (SMA) qui promettait de réduire de moitié le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde d'ici à 2015, les chiffres ont au contraire augmenté dans les pays en développement pour atteindre 820 millions, affirme aujourd'hui l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
« Loin de diminuer, le nombre de personnes affamées dans le monde est en train d'augmenter – au rythme de 4 millions par an », a déclaré le directeur la FAO, Jacques Diouf, qui prenait la parole lors du lancement du rapport annuel de l'agence.
Selon le rapport intitulé « L'état de l'insécurité alimentaire dans le monde (SOFI 2006) », il y aujourd'hui 820 millions d'êtres humains victimes de sous-alimentation dans les pays en développement contre 800 millions en 1996.
Les dirigeants des 185 pays présents à Rome au SAM avaient qualifié la faim dans le monde « d'inacceptable et intolérable », a rappelé M. Diouf.
L'objectif fixé avait depuis été consacré au premier rang des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
« Aujourd'hui, je suis profondément navré d'avoir à annoncer que la situation est toujours intolérable et inacceptable – d'autant plus que dix années se sont écoulées », a déclaré Jacques Diouf.
Honorer l'engagement du Sommet signifierait une diminution du nombre de personnes sous-alimentées de 31 millions chaque année jusqu'en 2015, alors que ce nombre est en train de grimper au rythme d'environ 4 millions par an, prévient l'agence des Nations Unies.
Néanmoins, au cours des dix dernières années, la proportion de personnes victimes de la faim dans les pays en développement a reculé par rapport à la croissance démographique, fait observer le rapport.
« Une personne sur cinq dans les pays en développement était sous-alimentée en 1990-92, chiffre qui s'établit actuellement à 17% », précise le communiqué.
Les projections de la FAO suggèrent qu'on pourrait assister à une autre diminution de 17 à 10% au cours des neuf prochaines années.
Les tendances mondiales de réduction de la faim masquent des disparités profondes entre les régions, indique le rapport.
L'objectif du SMA est encore atteignable si l'on prend des mesures concrètes et concertées, estime cependant l'agence des Nations Unies.
La semaine dernière, le rapporteur sur le droit à l'alimentation auprès des Nations Unies, Jean Ziegler, estimait qu'en l'état des capacités de l'agriculture mondiale et de l'obligation d'assistance en droit international, « tout enfant qui meurt de faim à l'heure actuelle meurt assassiné » (dépêche du 26.10.30).
FAMILLE
L’automobile française à un tournant de son histoire
Samedi 30 Septembre 2006
L’avenir de la première filière industrielle du pays s’assombrit : pour fabriquer à moindre coût des voitures toujours plus sûres et plus économes en carburant, Renault et PSA vont chercher leurs marges de profit loin de l’Hexagone.
L’automobile a tout changé : les modes de vie, les paysages, les relations entre les hommes de la planète. Le produit industriel de grande diffusion le plus sophistiqué du monde contemporain est non seulement devenu un produit de masse dans les pays occidentaux et asiatiques, mais il est, lentement mais sûrement, en train de le devenir en Chine, en Inde...
L’automobile est au coeur de tous les paradoxes : symbole de mobilité mais générant des accidents mortels ; produit technologiquement évolué mais générant un grave problème d’environnement ; objet de loisirs et outil de travail ; secteur créateur d’emplois et de richesses mais aussi de drames sociaux (voir à Vilvoorde) ; véhicule circulant principalement dans les pays riches, qui dépendent essentiellement du carburant importé de pays du Moyen-Orient... On n’en finirait pas d’énumérer les contradictions de l’objet culte du XXe siècle.
Et sa puissance : l’Europe produit 17 millions de véhicules chaque année (plus 4 millions dans l’Europe élargie, Turquie incluse), l’Amérique du Nord 16 millions, le Japon 10 millions. La Chine, pour l’instant 5 millions. Les deux groupes français PSA et Renault produisent près de 6 millions de véhicules. La filière automobile représente 2,5 millions d’emplois en France, elle emploie un actif sur dix. Hors secteur de la défense, elle représente le premier secteur d’emploi en France. En outre, elle induit plus de 1 million d’emplois directs dans l’industrie, le commerce et les services. Il fut un temps où la France s’enrhumait quand Billancourt éternuait. Billancourt n’existe plus, mais ce qui se passe à Sandouville, à Rennes ou à Montbéliard est toujours un indicateur de l’atmosphère sociale et économique du pays.
la question essentielle du coût de production
Aujourd’hui, l’industrie automobile se prépare à un bouleversement dont peu de monde peut prédire les conséquences. Les restructurations se préparent dans les salles feutrées des conseils d’administration. L’alibi de la mondialisation a déjà servi pour liquider de nombreuses industries traditionnelles en France. Celle du textile en fut une des victimes les plus emblématiques. Dans une société où les biens manufacturés et industriels doivent - c’est le marché qui le dit - être accessibles à un maximum de consommateurs, la question essentielle devient celle du coût de production et de la rentabilité immédiate dévolue aux actionnaires.
Le défi pour les constructeurs est bien d’abaisser les coûts... à tout prix. Et comme plus de 70 % du véhicule monté sur leurs chaînes est fabriqué à l’extérieur, chez les grands équipementiers, la solution est d’accentuer la pression sur les prix des pièces qui leur sont fournies. Les grands équipementiers répercutent ensuite ces réductions sur les sous-traitants, lesquels..., etc. Le salaire ouvrier n’intervient que pour moins de 10 % dans le prix de vente du véhicule, mais les pressions sur les salaires et sur la flexibilité n’ont jamais été aussi fortes ces dernières années. Et le recours massif à l’intérim accentue encore le phénomène.
Mais, et ce n’est pas le moindre des paradoxes, il existe encore une industrie automobile en France qui vend chaque année deux millions de véhicules. Parce que l’automobile a pris une place désormais prépondérante dans la vie quotidienne : se rendre à son travail, amener les enfants à l’école, faire les courses au supermarché, partir en vacances... Et ceux qui en sont privés - les couches populaires les plus défavorisées - non seulement le ressentent comme une exclusion, mais surtout comme un handicap de plus dans la recherche d’un emploi ou d’un logement.
Ce que remarque l’universitaire Gabriel Dupuy, qui vient de publier un ouvrage sur « la dépendance automobile », est un constat admis par tous : « En dehors des plus grandes villes, l’accès à la voiture semble essentiel pour une vraie participation à la vie sociale et économique des sociétés modernes. En matière de transport, c’est la voiture qui fait le plus défaut aux ménages à faibles revenus et aux groupes sociaux marginalisés, et ce manque contribue le plus à l’exclusion sociale.
(1) La dépendance à l’égard de l’automobile, de Gabriel Dupuy, Éditions de la Documentation française, 2006.
Jacques Moran
L'Humanité
Rédigé par L'Humanité le Samedi 30 Septembre 2006 à 14:50
FAMILLE
POPULATION FRANCAISE EN 2050
Mardi 12 Septembre 2006
La population continue de croître et le vieillissement se poursuit
Au 1er janvier 2050, en supposant que les tendances démographiques récentes se maintiennent, la France métropolitaine compterait 70,0 millions d'habitants, soit 9,3 millions de plus qu'en 2005. La population augmenterait sur toute la période, mais à un rythme de moins en moins rapide.
En 2050, un habitant sur trois serait âgé de 60 ans ou plus, contre un sur cinq en 2005. La part des jeunes diminuerait, ainsi que celle des personnes d'âge actif. En 2050, 69 habitants seraient âgés de 60 ans ou plus pour 100 habitants de 20 à 59 ans, soit deux fois plus qu'en 2005.
Ces résultats sont sensibles aux hypothèses retenues, mais aucun scénario ne remet en cause le vieillissement, qui est inéluctable.
Évolution de la population de la France métropolitaine
de 1950 à 2050 (scénario central de projection) Année Population au 1er janvier (en milliers) Proportion (%) des Solde naturel (en milliers) Solde migratoire (en milliers)
0-19 ans 20-59 ans 60-64 ans 65 ans et plus 75 ans et plus
* Chiffre pour l'année 2049. Les projections s'arrêtent au 1er janvier 2050.
Le solde naturel de l'année 2050, différence entre les naissances de 2050 et les décès de cette année, n'est donc pas projeté.
Champ : France métropolitaine
Source : Insee, situations démographiques et projections de population 2005-2050
1950 : 41 647 1990 : 56 577 2000 : 58 796
2005 : 60 702 2010 : 62 302 2015 : 63 728
2020 : 64 984 2025 : 66 123 2030 : 67 204
2035 : 68 214 2040 : 69 019 2045 : 69 563
2050 : 69 961
de 1950 à 2050 (scénario central de projection) Année Population au 1er janvier (en milliers) Proportion (%) des Solde naturel (en milliers) Solde migratoire (en milliers)
0-19 ans 20-59 ans 60-64 ans 65 ans et plus 75 ans et plus
* Chiffre pour l'année 2049. Les projections s'arrêtent au 1er janvier 2050.
Le solde naturel de l'année 2050, différence entre les naissances de 2050 et les décès de cette année, n'est donc pas projeté.
Champ : France métropolitaine
Source : Insee, situations démographiques et projections de population 2005-2050
1950 : 41 647 1990 : 56 577 2000 : 58 796
2005 : 60 702 2010 : 62 302 2015 : 63 728
2020 : 64 984 2025 : 66 123 2030 : 67 204
2035 : 68 214 2040 : 69 019 2045 : 69 563
2050 : 69 961
INSEE
Rédigé par INSEE le Mardi 12 Septembre 2006 à 08:39
FAMILLE
L'HORREUR A CANA
Lundi 31 Juillet 2006
Plus de cinquante civils qui cherchaient un abri, dont trente-sept enfants, ont été tués le 30 juillet dans le bombardement de ce village par les forces armées israéliennes.
SANS COMMENTAIRE
diego diaz
Rédigé par diego diaz le Lundi 31 Juillet 2006 à 20:13
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