Couleurs du temps et de la vie
FAMILLE
Des conséquences de la périurbanisation
Mardi 10 Avril 2007
En 2004, près de 3 salariés sur 4 ont quitté leur commune de résidence pour aller travailler. D’où l’augmentation des déplacements domicile-travail, amplifiés par la péri-urbanisation. De plus en plus d’actifs travaillent loin de chez eux.
Cette tendance se confirme dans l’étude publiée en mars par l’Insee et intitulée « Les déplacements domicile-travail amplifiés par la péri-urbanisation ». « Alors que la population ne cesse de se loger de plus en plus loin des centres-villes, l’emploi reste encore largement concentré dans les pôles urbains », révèle l’organisme. En 2004, 73 % des salariés quittent leur commune de résidence pour aller travailler.
Les salariés qui résident dans une zone urbaine de moins de 200 000 habitants, ainsi que ceux qui habitent dans un pôle d’emploi en zone rurale travaillent plus souvent que les autres dans leur commune de résidence : moins de 60 % d’entre eux changent de commune pour aller travailler.
A l’inverse, les salariés domiciliés dans l’espace périurbain quittent généralement leur commune pour aller travailler : cette proportion dépasse 90 % dans les communes périurbaines de moins de 50 000 habitants et dans les couronnes des pôles d’emploi des zones rurales.
L’emploi dans les pôles, le logement dans le périurbain
L’emploi reste donc encore largement concentré dans les villes. En 2004, les pôles urbains regroupent 77 % des emplois salariés alors que seuls 63 % des salariés y habitent. A contrario, le périurbain rassemble 12 % des emplois salariés et 22 % des salariés y résident.
A la campagne, la situation est plus équilibrée, avec 15 % des emplois et 13 % des salariés). Mais l’Insee souligne que « les emplois offerts près du domicile ne sont pas nécessairement ceux qui correspondent à la qualification, à la formation ou au choix de l’individu ».La moitié des salariés travaillent à moins de 8 km de leur domicile et ont un trajet de moins de 18 minutes. Mais la moyenne nationale fait état d’un temps de déplacement de 32 minutes en heure pleine. Les salariés résidant en ville travaillent en moyenne à 23,6 km de chez eux, soit plus près que ceux des zones périurbaines (30,5 km).
Dans les grandes agglomérations de province, les distances moyennes domicile travail sont de 28,5 km et de 33,5 km pour ceux des couronnes péri-urbaines. Malgré le rallongement des distances, les temps de trajet restent plus courts dans l’espace rural. Les déplacements domicile travail sont amplifiés par la péri-urbanisation.
Ces conclusions soulèvent quelques interrogations : Tous ces salariés - de plus en plus nombreux - sont partis en périphérie, voire à la campagne, pour recherche un logement plus grand ou moins cher et un meilleur cadre de vie. Mais en contrepartie, ils ne bénéficient pas toujours des transports collectifs. Ni des services. Or dans le contexte actuel, ce sont eux qui sont les premières victimes du démantèlement des services publics. Et ce sont à eux aussi que l’on voudrait faire payer le coût du carburant.
par Alexandra Chaignon (la Terre)
Les salariés qui résident dans une zone urbaine de moins de 200 000 habitants, ainsi que ceux qui habitent dans un pôle d’emploi en zone rurale travaillent plus souvent que les autres dans leur commune de résidence : moins de 60 % d’entre eux changent de commune pour aller travailler.
A l’inverse, les salariés domiciliés dans l’espace périurbain quittent généralement leur commune pour aller travailler : cette proportion dépasse 90 % dans les communes périurbaines de moins de 50 000 habitants et dans les couronnes des pôles d’emploi des zones rurales.
L’emploi dans les pôles, le logement dans le périurbain
L’emploi reste donc encore largement concentré dans les villes. En 2004, les pôles urbains regroupent 77 % des emplois salariés alors que seuls 63 % des salariés y habitent. A contrario, le périurbain rassemble 12 % des emplois salariés et 22 % des salariés y résident.
A la campagne, la situation est plus équilibrée, avec 15 % des emplois et 13 % des salariés). Mais l’Insee souligne que « les emplois offerts près du domicile ne sont pas nécessairement ceux qui correspondent à la qualification, à la formation ou au choix de l’individu ».La moitié des salariés travaillent à moins de 8 km de leur domicile et ont un trajet de moins de 18 minutes. Mais la moyenne nationale fait état d’un temps de déplacement de 32 minutes en heure pleine. Les salariés résidant en ville travaillent en moyenne à 23,6 km de chez eux, soit plus près que ceux des zones périurbaines (30,5 km).
Dans les grandes agglomérations de province, les distances moyennes domicile travail sont de 28,5 km et de 33,5 km pour ceux des couronnes péri-urbaines. Malgré le rallongement des distances, les temps de trajet restent plus courts dans l’espace rural. Les déplacements domicile travail sont amplifiés par la péri-urbanisation.
Ces conclusions soulèvent quelques interrogations : Tous ces salariés - de plus en plus nombreux - sont partis en périphérie, voire à la campagne, pour recherche un logement plus grand ou moins cher et un meilleur cadre de vie. Mais en contrepartie, ils ne bénéficient pas toujours des transports collectifs. Ni des services. Or dans le contexte actuel, ce sont eux qui sont les premières victimes du démantèlement des services publics. Et ce sont à eux aussi que l’on voudrait faire payer le coût du carburant.
par Alexandra Chaignon (la Terre)
La Terre
Rédigé par La Terre le Mardi 10 Avril 2007 à 17:57
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