Couleurs du temps et de la vie
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DIOR 2007
Mardi 23 Janvier 2007
Geishas et orchidées, origamis d’organza et vibrato d’opéra : la collection de John Galliano pour Christian Dior a sonné comme une apothéose en cette première journée des défilés haute couture de Paris.
Son hommage à Madame Butterfly, l’opéra de Puccini, est né d’un voyage de recherche au Japon qui a bouleversé le créateur. Son romantisme naturel s’est nourri de la beauté des traditions asiatiques.
Mixé avec son immense culture mode occidentale, ces influences lointaines donne naissance à l’un de ses plus beaux shows. Présentées en toute intimité et non sur un long podium, les silhouettes se laissent admirer dans la perfection de leur réalisation. Les ateliers de Christian Dior sont au point d’excellence où ils étaient dans les années 50, lorsqu’ils produisaient ces même robes de bal exubérantes, volumineuses mais si légères.
Leur virtuosité explose sur les pliages qui ornent les bustes ou sur la construction des silhouettes, évoquant la maestria d’un Christian Dior, d’un Paul Poiret, d’un Pierre Cardin ou d’un Christobal Balenciaga. Mais il revient à John Galliano seul de savoir caler un orange strident sur un vert épouvantable et produire ainsi la plus belle des symphonies. Comme Cézanne prolongeant la leçon de Daumier, Galliano signe son époque.
(22 janvier 2007)
Colin McDowell
(Retranscription C.S)
VOGUE
Mixé avec son immense culture mode occidentale, ces influences lointaines donne naissance à l’un de ses plus beaux shows. Présentées en toute intimité et non sur un long podium, les silhouettes se laissent admirer dans la perfection de leur réalisation. Les ateliers de Christian Dior sont au point d’excellence où ils étaient dans les années 50, lorsqu’ils produisaient ces même robes de bal exubérantes, volumineuses mais si légères.
Leur virtuosité explose sur les pliages qui ornent les bustes ou sur la construction des silhouettes, évoquant la maestria d’un Christian Dior, d’un Paul Poiret, d’un Pierre Cardin ou d’un Christobal Balenciaga. Mais il revient à John Galliano seul de savoir caler un orange strident sur un vert épouvantable et produire ainsi la plus belle des symphonies. Comme Cézanne prolongeant la leçon de Daumier, Galliano signe son époque.
(22 janvier 2007)
Colin McDowell
(Retranscription C.S)
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Rédigé par VOGUE.COM le Mardi 23 Janvier 2007 à 14:51
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