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A 71 ans, Neil Young enflamme le festival de jazz de Montreux

Extraordinaire concert de Neil Young hier soir au festival de jazz de Montreux. Pendant trois heures, le rockeur canadien de 71 ans, qui a encore une « pêche d’enfer », a enchanté un public de connaisseurs. Assurément, Neil Young reste « forever Young » !


A 71 ans, Neil Young enflamme le festival de jazz de Montreux
Neil Young n’est peut-être pas le plus connu des chanteurs rock-folk, pourtant c’est incontestablement l’un des meilleurs, l’un des plus grands, l’un des plus mythiques. Il a fait partie du groupe Crosby, Stills, Nash & Young avant de démarrer sa carrière solo en 1968. Son son (guitare omniprésente) et sa voix (nasillarde et haut perchée) sont immédiatement reconnaissables. Son titre le plus connu est probablement Heart of Gold (album Harvest 1972)
 
Son style a peu changé en cinquante ans de carrière (à part dans les années 80 où il s’aventure sans succès dans l’électro). Sa musique ? Un rock-folk mâtiné de country, de blues, de grunge avec des morceaux « live » qui souvent, s’étirent en longueur (largement plus de dix minutes) et plongent parfois dans le psychédélisme.
 
Hier, pendant trois heures, le Canadien et son groupe s’en sont donnés à cœur joie. Un concert fantastique pour cette 50ème édition du festival de Jazz de Montreux, dont la programmation est tout simplement exceptionnelle (Patti Smith, Van Morrison, Quincy Jones, etc) ! Une fois encore. Manifestement en pleine forme, Neil Young, tout de noir vêtu, son chapeau vissé sur la tête, a offert au public, un large échantillon de son répertoire (The needle and the damage is done, Words, Alabama, etc.).
 
Entre ballades folk et rock grunge endiablés, le fringant septuagénaire (sobre depuis quelques années et qui s’est totalement remis d’une rupture d’anévrisme) a littéralement enflammé la salle de l’auditorium Stravinsky. L’homme qui a chanté les destructions de la drogue, la douleur de l’amour perdu, la vieillesse ou la solitude (on le surnomme The Loner, le solitaire) s’élève depuis quelques années contre les ravages que l’on impose à la Terre*. Il s’en prend notamment à la multinationale Monsanto, spécialisée dans les OGM.
 
Il termine le concert avec un splendide « Rockin’in in free world » qui galvanise la salle qui sent venir le dernier morceau de cette fantastique soirée. Acclamé pendant de longues minutes par un public debout, le groupe reviendra pour deux morceaux supplémentaires. Un concert généreux, des musiciens hors-pair et un vieux rockeur tout simplement exceptionnel ! Forever Young.
 
*son dernier album s'intitule Hearth

A lire : « Une Autobiographie » (Waging Heavy Peace) de Neil Young, traduit de l’anglais par Bernard Cohen et Abel Gerschenfeld, Robert Laffont, 546 p.




Publié le Mercredi 13 Juillet 2016 dans la rubrique Culture | Lu 1516 fois