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Senior Actu

10ème Journée du Sommeil : les seniors dorment plutôt bien…

A l’occasion de la 10ème Journée du Sommeil, qui se tiendra le vendredi 19 mars 2010, l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV), en partenariat avec la MGEN, s’est intéressé au sommeil des seniors pour mieux connaître ses spécificités et faire évoluer les comportements et les pratiques. Voici donc les principaux résultats de lʼenquête BVA « Quand le sommeil prend de lʼâge »*… Parce que bien dormir est une des composantes essentielles pour bien vivre et bien vieillir.


Le sommeil, qui représente plus d’un tiers de la vie, est une préoccupation majeure des Français, quel que soit leur âge.

Les rythmes de vie soutenus imposés par la société conduisent certains à considérer le fait de dormir comme un moment de bien-être et par d’autres comme un luxe ou une perte de temps.

Les seniors, dans cette perceptive, ont la possibilité de s’interroger sur la meilleure place à accorder à leur sommeil. Bien dormir étant l’une des composantes essentielles pour bien vivre et bien vieillir !

- Les seniors dorment 7h13 la semaine et 7h30 le week-end, en moyenne

En 2009, l’enquête INSV sur «Sommeil et rythme de vie » auprès d’un échantillon de la population française de 18-55 ans avait mis en évidence une privation de sommeil d’environ 1h15 par 24 heures pour plus d’un tiers de ceux-ci, avec une durée moyenne de sommeil de 6h58 par 24 heures. Les plus de 50 ans dorment donc légèrement plus que leurs cadets.

A partir de 50 ans, la dette de sommeil est ainsi moins marquée, ce qui se traduit également par un besoin de récupération moins important le week-end (augmentation du temps de sommeil de 17 minutes seulement chez les plus de 50 ans alors qu’elle était de 1h15 chez les adultes plus jeunes).
Les trois-quarts des seniors sont satisfaits de leur quantité de sommeil (75 ,7%). Si un senior sur 5 dort moins qu’il en aurait besoin, un tiers des 50-60 ans déclare manquer de sommeil, pour 12,7 % seulement des plus de 60 ans.

- Les plus de 50 ans se couchent à 22h35, en moyenne

Avant d’éteindre la lumière, ils consacrent 20 minutes à une activité telle que lire (64%), regarder la télévision (53%), écouter une émission de radio (48%) ou de la musique (48%), surfer sur Internet (14%). Ils déclarent mettre ensuite 13 minutes pour s’endormir. A partir de 80 ans, l’heure du coucher avance et le temps d’endormissement est légèrement plus long : 25 minutes en moyenne.

- Ils se réveillent à 6h41 mais se lèvent à 7h12

Cette demi-heure passée au lit avant de se lever correspond à un besoin d’adaptation à la période d’activité qui va suivre et à la transition entre sommeil et veille. L’heure de réveil se décale en vieillissant : les 50-60 ans se réveillent majoritairement avant 7h et les plus de 60 ans après. Ceci peut être lié à l’activité professionnelle : 60% des actifs se lèvent avant 7h alors que 64% des inactifs (globalement au-delà de 60 ans) se lèvent plus tard.

- 42% des seniors renouent avec la sieste

Les seniors font la sieste aux alentours de 13h34, pendant 28 minutes. Le besoin de sieste est un besoin physiologique qui existe dès l’enfance et qui revient avec le vieillissement. A partir de 50 ans, le nombre de sieste par semaine augmente, passant de 3 entre 50 et 60 ans pour atteindre 6 après 80 ans.

Ce retour à la sieste s’accompagne d’une modification de sa durée. Relativement courte chez les personnes jeunes de 50-60 ans, souvent moins de 20 minutes, elle s’allonge progressivement jusqu’à 1 heure et plus, au-delà de 80 ans, ce qui peut entrainer des difficultés d’endormissement.
Rappel : pour qu’une sieste soit bénéfique, il est recommandé de la pratiquer en début d’après-midi pendant moins de 20 minutes
10ème Journée du Sommeil : les seniors dorment plutôt bien…

Deux tournants… Quand le sommeil prend de l’âge…

60 ans : la retraite entraine une modification du rythme du sommeil

Une personne sur deux modifie son rythme de sommeil pour l’adapter à ses besoins. Grâce à des contraintes sociales plus légères, et en particulier la disparition des horaires professionnels, 31% des personnes interrogées ont commencé à faire la sieste à cette période de leur vie. 45% de ces seniors se réveillent plus tard et 41% dorment plus longtemps, 1h36 en moyenne, en relation probable avec une dette de sommeil préalable. Ce passage à la retraite s’accompagne également d’un retardement de l’heure du coucher (37%). 37% des seniors déclarent mieux dormir qu’avant et seuls 13% disent avoir des problèmes de sommeil au passage à la retraite.

80 ans : des difficultés s’installent

Le temps mis pour s’endormir s’allonge légèrement (25 minutes) et le coucher a lieu plus tôt. Le nombre et la durée des éveils augmentent - 2 éveils par nuit en moyenne contre 1,8 chez les plus jeunes. La durée des éveils passe de 20 minutes pour les moins de 80 ans à 31 minutes pour les plus de 80 ans. Les plus de 80 ans font souvent la sieste durant la semaine (6 fois). Ces siestes sont longues, d’une heure et plus, susceptibles d’entrainer des difficultés d’endormissement le soir. En effet, trop dormir dans la journée « consomme » du sommeil sur la nuit suivante et diminue le besoin de sommeil lors du coucher (D’autant que cette population se couche globalement plus tôt).

Une exposition à la lumière du jour nécessaire pour bien dormir la nuit

La lumière : un synchroniseur de l’horloge biologique interne. L’homme possède une « horloge biologique interne » réglée sur 24 heures environ : l’horloge circadienne. Elle régule les rythmes et est synchronisée par des donneurs de temps, dont la lumière. Elle passe directement de la rétine à l’horloge biologique par l’intermédiaire de la voie rétino-hypothalamique. L’horloge déclenche ainsi la sécrétion de la mélatonine à l’obscurité et marque le déclenchement du sommeil. Lorsque la lumière du jour apparaît, la production de la mélatonine cesse et l’éveil est plus facile.

Les seniors passent en moyenne 5h19 à l’extérieur de leur domicile par jour en semaine et 4h24 le week-end. Le temps passé à l’extérieur, à la lumière diminue avec l’âge et s’accompagne d’une augmentation de la durée de sommeil sur 24 heures. Près de la moitié des plus de 80 ans sortent moins d’une heure à l’extérieur (44,8%), pour 29,2% des 71-80 ans, 13,5% des 61-70 et 8,4% des 51-60 ans. Seuls 4,4% des plus de 80 ans vont 5 à 6 heures dehors. 23,5% des personnes atteintes d’insomnie passent moins d’une heure à la lumière du jour.

L’exposition à la lumière du jour permet de réguler l’horloge biologique interne. Passer ses journées dans la pénombre empêche l’horloge biologique d’identifier correctement l’alternance jour-nuit, ce qui risque d’entrainer des difficultés pour dormir la nuit.

10ème Journée du Sommeil : les seniors dorment plutôt bien…
Le sommeil, une histoire d’horloges

Notre organisme est sous la dépendance de trois horloges majeures qui vont conditionner notre rythme activité-sommeil tout au long de la vie.

Une horloge biologique interne, située dans le cerveau au niveau de l’hypothalamus, est en interrelation avec une glande située sous le cerveau : l’épiphyse. Durant la nuit uniquement, elle sécrète une hormone appelée mélatonine. Cette sécrétion commence dès le crépuscule pour s’arrêter à l’aube, où l’apparition de la lumière du jour inhibe la production de mélatonine. L’organisme possède ainsi un marqueur de l’alternance jour-nuit.

Une horloge sociale, qui rythme notre vie en société, impose nos horaires de travail, de vacances et de repas. Cette horloge sociale est moins forte si la contrainte professionnelle disparaît, lors du passage à la retraite par exemple.

Une horloge cosmique alterne le jour et la nuit au rythme de 24 heures liée à la rotation de la terre sur elle-même. Les jours étant plus longs l’été et les nuits plus longues l’hiver, nous avons tendance à dormir plus longtemps l’hiver que l’été. L’éclairage artificiel et la télévision ont changé nos habitudes d’exposition à la lumière.

Extrait du Carnet INSV N°4 « Sommeil, quand il prend de lʼâge »

10ème Journée du Sommeil : les seniors dorment plutôt bien…
Des difficultés rencontrées, non sans conséquences : insomnie, somnolence, troubles de la mémoire…

Si les seniors paraissent dans l’ensemble plutôt satisfaits de leur sommeil, ils rapportent des difficultés lourdes voire sévères relatives à leur sommeil, évaluées entre autres par le biais des échelles d’Epworth (mesure de la somnolence) et de Mac Nair (évaluation de la plainte mnésique).

- 22% des seniors interrogés se plaignent de leur sommeil
- 72% d’entres eux se plaignent d’insomnie. Ils citent ensuite les cauchemars agités et les rêves intenses (38%), le décalage des horaires de sommeil (36%), le syndrome d’apnées du sommeil (21%) et le syndrome des jambes sans repos (18%). Pour mémoire : dans l’enquête INSV 2009 « Sommeil et rythme de vie », 32% des 18-55 ans se plaignaient de troubles du sommeil, dont 84% d’insomnie.
- 65% des seniors sont considérés comme somnolents (score de somnolence dʼEpworth > 11)

La somnolence est-elle le signe d’une altération de la qualité de sommeil des seniors ?

La durée de sommeil des seniors étant généralement plus longue, cette somnolence n’est pas liée, en premier lieu, à une dette de sommeil mais laisse supposer qu’elle est principalement due à l’altération de la qualité du sommeil.

En effet, le sommeil profond, le plus récupérateur, devient de moins en moins abondant au cours du vieillissement. Il est représenté par une activité cérébrale particulière, essentiellement constituée de grandes ondes lentes (dites « delta »). Le pourcentage de ces ondes delta passe de 20-25% chez l’adulte jeune à 15% à 80 ans (au total dans une nuit). Cette diminution commence vers 50 ans. La réduction du sommeil profond s’accompagne d’une sensation de sommeil plus léger et d’éveils plus fréquents.

Par ailleurs, de nombreux troubles du sommeil augmentent avec l’âge : insomnie, syndrome d’apnées du sommeil, syndrome des jambes sans repos. Ceux-ci sont susceptibles d’altérer la qualité du sommeil des personnes, qui auront tendance à s’endormir facilement dans la journée.
Cette somnolence peut aussi être le signe d’un manque de stimulation dans la journée : plus les circonstances sont monotones, plus on a tendance à somnoler. Etre actif le jour, c’est aussi mieux dormir la nuit.

Des conséquences aussi sur la mémoire :

35% des personnes somnolentes souffrent de troubles de la mémoire (Score > 15). D’après l’échelle de Mac Nair, évaluant la plainte mnésique, un score supérieur à 15 est considéré comme élevé. Les trois-quarts (75,6%) des personnes interrogées ont un score inférieur à 16 et 20,4% réalisent un score compris entre 16 et 24.

Globalement les troubles de la mémoire semblent s’accompagner d’un temps de sommeil plus important et de périodes de siestes prolongées. Désintérêt pour les activités de jour, temps au lit trop important, abus de médicaments psychotropes, affaiblissement global des fonctions cérébrales : les hypothèses ne manquent pas, mais il est difficile d’y apporter des réponses. Une augmentation du temps de sommeil chez les personnes âgées doit être le signe d’une possible altération des fonctions mnésiques.

4% des seniors ont d’importants troubles de la mémoire, en majorité chez les plus de 80 ans (score anormal supérieur à 25). La plupart d’entres eux dorment plus de 9h. Par ailleurs, 9% des personnes interrogées souffrant d’insomnie souffrent également d’un trouble de la mémoire (score > 25 sur lʼéchelle de Mac Nair).

Enfin, 6,8% des seniors faisant la sieste semblent être davantage touchés par des troubles de la mémoire (score > 25) alors qu’ils sont seulement 2,2% parmi ceux qui ne font pas de sieste. Les siestes sont longues puisque que 23,1% des personnes qui font une sieste de plus de 2h ont un score supérieur à 25, alors qu’elles ne sont que 3,8% parmi celles qui font des siestes de moins d’une heure.

Troubles du sommeil et autres maladies chroniques : causes ou conséquences ?

Les personnes qui dorment moins de 7h ont en moyenne 3 à 4 autres pathologies associées, telles que l’hypertension artérielle, le diabète, une maladie cardiaque ou un cancer (chez les personnes qui dorment plus de 8h, le nombre de pathologies associées se situent entre 1 et 2).

Une durée de sommeil de moins de 6h est plus fréquente chez les diabétiques (18%), chez les personnes souffrant de troubles de l’équilibre et de la marche (15,5%), de maladie cardiaque (20,3%) et de maladie du dos et des articulations (37%). Le lien de causalité entre temps de sommeil et maladies métaboliques et cardio-vasculaires a déjà été démontré dans la littérature scientifique. On sait aujourd’hui qu’un sommeil court favorise ces pathologies, ce qui est à nouveau souligné par cette enquête.

L’insomnie est significativement associée dans l’enquête à une maladie chronique du dos et des articulations (37,1%), une douleur chronique (21,1%), des troubles de l’audition (16,4%), des troubles de l’équilibre (14,3%) et respiratoires (12,7%).

Le syndrome d’apnées du sommeil est quant à lui significativement associé à une maladie du dos (46,9%), maladie cardiaque (33,6%), douleur chronique (30,3%), troubles de l’audition (24,3%).
Les personnes déclarant avoir eu un cancer sont plus nombreuses (36%) à ne dormir que 6 à 7h par 24 heures. Un sommeil court pourrait donc être lié à certains cancers. On sait que le cancer par lui-même et les traitements du cancer réduisent la qualité du sommeil. Il a été par ailleurs prouvé que le sommeil avait un rôle sur l’immunité et qu’une privation de sommeil pouvait favoriser l’apparition d’infections. De récents travaux ont mis en évidence un lien entre le travail de nuit et une augmentation du nombre de certains cancers. Il est donc essentiel de consacrer davantage de recherches au sommeil dans la survenue et la prise en charge des cancers.

De nombreuses pathologies sont également associées à une perte d’autonomie et un besoin d’aide à domicile : mal de dos, douleur chronique, perte d’audition, maladie cardiaque, maladie oculaire, troubles respiratoires et troubles de l’équilibre. Il est dès lors difficile de faire la part des choses entre sommeil, perte d’autonomie et co-morbidités. Des données complémentaires sont à attendre de la recherche scientifique et médicale.

Troubles du sommeil, les mauvaises habitudes persistent…

Le somnifère est en tête des moyens employés pour améliorer le sommeil. 16% des seniors interrogés utilisent un moyen pour améliorer leur sommeil. Parmi ceux-ci, ils sont 57% à choisir les somnifères. Les méthodes qui s’apparentent à la relaxation sont encore peu utilisées (8% des personnes les mentionnent). Cet aspect thérapeutique est pourtant particulièrement recommandé aujourd’hui par les spécialistes du sommeil. Un gros effort d’information sur la prise en charge de l’insomnie est donc encore nécessaire.

La grande majorité des insomniaques mène une activité dans leur lit. Les trois-quarts (73,5%) des insomniaques reconnaissent lire, 61,3% regarder la télévision, 54,6% écouter une émission radio, 39,9% disent téléphoner ou écrire et 14,2% surfent sur Internet dans leur lit. Une information sur les bons comportements à adopter en cas d’insomnie doit être faite auprès des patients : s’exposer à la lumière, c’est-à-dire sortir ou avoir un éclairage approprié, garder une vie active, éviter de trop dormir dans la journée et consacrer le temps passé au lit uniquement au sommeil.

Quelques conseils pour mieux dormir quand on n’a plus vingt ans…

- Réajuster son horloge biologique grâce à la lumière. Il est très important de maintenir un bon rythme « veille-sommeil » par une bonne exposition à la lumière le matin, de l’éviter en fin de journée, et d’être à l’obscurité au cours de la nuit pour maintenir une bonne sécrétion de mélatonine.
- Rester au lit uniquement le temps nécessaire au sommeil / Eviter les activités éveillantes dans son lit. En cas d’éveil prolongé, plus de 10 à 15 minutes sans endormissement, il est préférable de se lever et d’avoir une activité relaxante. En restant longtemps au lit, l’organisme fait plus difficilement la différence entre le jour (station debout, lumière et activité) et la nuit (position couchée, repos et obscurité). Ce manque de contraste conduit à une mauvaise régulation des horloges.
- Eviter de trop dormir durant la journée. Une courte sieste (20 minutes) en début d’après-midi est suffisante. Le besoin de sommeil se calcule sur 24 heures et non sur une nuit. Le temps de sommeil pris dans la journée le sera également sur la nuit suivante. En dormant trop dans la journée, le besoin de sommeil la nuit sera moins fort, ce qui favorise les éveils.
- Garder une vie sociale active : sorties, vie associative, rencontrer des amis, etc.
- Eviter les somnifères. Ils sont à prendre uniquement sur avis médical et sur de courtes périodes.

Les évolutions du sommeil à partir de 50 ans

• Le temps total de sommeil la nuit est réduit
• La structure du sommeil évolue avec une réduction du sommeil lent profond et paradoxal
• Le délai d’endormissement est plus long
• Il existe une difficulté au maintien à la fois du sommeil et de l’éveil
• Les périodes d’éveil sont plus longues et le seuil d’éveil dans le sommeil est réduit
• Le besoin de sommeil se répartit différemment sur 24 heures
• Il existe une augmentation de la fréquence des siestes
• Les avances de phase sont fréquentes : le coucher se fait plus tôt. La quantité de sommeil nécessaire est alors obtenue plus tôt dans la nuit et la personne se réveille plus précocement. Ce phénomène est souvent confondu avec une insomnie par réveil précoce. Expliquer les changements physiologiques du sommeil quand il prend de l’âge permet de mieux l’appréhender et d’adapter les comportements

A 100 ans, comment dort-on à la maison ?

On comptait un peu plus de 200 centenaires en 1950… ils sont 14 944 en 2010. Le sommeil du sujet très âgé au-delà de 90 ans est peu évalué. Pourtant cette population augmente rapidement et la qualité de vie est liée à la conservation d’un rythme veille–sommeil structuré. Par le biais de l’enquête INSV/BVA/MGEN, l’INSV s’est donc intéressé à dix centenaires à domicile suivis par un actimètre (petit capteur placé au poignet qui détecte les mouvements).

Focus sur le sommeil de 10 centenaires à domicile : longue vie, longue nuit

• Les centenaires déclarent dormir en moyenne 9h49 la semaine et 10h le week-end.
• 8 centenaires sur 10 dorment autant qu’ils le souhaitent.
• Ils se couchent à 21h12 et éteignent la lumière 42 minutes plus tard, soit à 21h54. Ils mettent ensuite 12 minutes pour s’endormir.
• 8 centenaires sur 10 se réveillent la nuit. Le nombre moyen de réveils s’élève à 3 par nuit et dure environ 23 minutes.
• Les centenaires se réveillent en moyenne à 7h30 et se lèvent à 8h15.
• 9 centenaires sur 10 font la sieste tous les jours à 13h, pendant 53 minutes.
Cependant les centenaires se plaignent de troubles du sommeil (7/10) et surtout d’insomnie (5/10). Quatre centenaires sur dix utilisent un moyen pour améliorer leur sommeil : somnifères (3), tisanes (3). Six centenaires sont considérés comme somnolents.

*Résultats de lʼenquête INSV / BVA / MGEN
L’enquête « Quand le sommeil prend de l’âge » a été réalisée par téléphone au mois de janvier 2010 auprès d’un échantillon représentatif de 1 017 personnes âgées de 50 ans et plus (méthode d’échantillonnage utilisée : méthode des quotas). Un focus a été mené en face à face auprès de 10 centenaires.


Publié le Mardi 16 Mars 2010 dans la rubrique Bien-être | Lu 3922 fois