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Senior Actu

10% des seniors et les milieux défavorisés touchés par le diabète

Selon l’étude Entred publiée cette semaine à l’occasion de la Journée mondiale du diabète, cette pathologie touche plus de 3 % de la population française et 11 % des personnes de 65 ans et plus. Sa croissance est estimée à plus de 3 % par an et compte tenu des tendances démographiques et de l'augmentation de l'obésité, on estime qu'en 2016, il y aura près d'un million de diabétiques de plus qu'en 1999.


10% des seniors et les milieux défavorisés touchés par le diabète
Cette étude Entred parue dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) montre qu’une forte majorité (93%) des personnes diabétiques déclarent au moins un facteur de risque vasculaire en plus du diabète, et près d'un tiers en déclare au moins trois. Ces facteurs de risque sont mal contrôlés dans la population diabétique : les niveaux de pression artérielle et de LDL-cholestérol sont trop élevés et menacent le patient diabétique de complications cardiovasculaires.

D’autre part, les complications microvasculaires du diabète sur le rein, l'oeil et les nerfs périphériques sont insuffisamment dépistées bien qu'elles puissent conduire à leur stade ultime à la dialyse, la cécité et l'amputation. « Cette situation est aggravée chez les personnes diabétiques âgées qui devraient bénéficier d'un suivi aussi attentif que les personnes plus jeunes » précise le communiqué de l'InVS. Les examens de dépistage de ces complications, dosage de l'albumine dans les urines, examen du fond de l'oeil et examen par le médecin de la sensibilité des pieds au monofilament, doivent être effectués chaque année chez les diabétiques.

Par ailleurs, l'efficacité du traitement du diabète doit être surveillée tous les trois à quatre mois par le dosage de l'hémoglobine glyquée, pour que le traitement soit intensifié en cas de contrôle insuffisant. .../...

Enfin, l’étude Entred souligne que les personnes de catégorie socioprofessionnelle moins favorisée ou de plus faible niveau d'éducation paient un plus lourd tribut au diabète. Elle montre ainsi que 60 % des diabétiques de 45-79 ans ont un niveau d'étude inférieur ou égal au BEPC contre 39 % d'une population générale de référence du même âge, 12 % n'ont jamais eu d'activité professionnelle contre 3 %, et 8 % bénéficient de la Couverture maladie universelle (CMU) contre 5 %. De plus, parmi les diabétiques, il existe des différences d'état de santé et de qualité de prise en charge en fonction des catégories socioprofessionnelles et du niveau d'éducation.

Ces nouveaux résultats, conclut le communiqué de l'InVS démontrent que des efforts doivent être faits pour améliorer la prévention du diabète chez les personnes économiquement moins favorisées, ce que rappelle le deuxième Programme national nutrition santé (www.mangerbouger.fr).

Globalement, pour toutes les personnes diabétiques, des efforts importants doivent être entrepris pour améliorer la prise en charge médicale afin de prévenir les complications qui détériorent la qualité de vie. Et une attention très particulière doit être portée aux personnes de niveau socio-économique plus faible.

Café : des effets protecteurs contre le diabète de type 2

10% des seniors et les milieux défavorisés touchés par le diabète
D'après les publications internationales récentes, la consommation régulière de café diminuerait de façon significative les risques de développer un diabète de type 2. Une consommation de 6 à 7 tasses quotidiennes présenterait une réduction des risques de 35% par rapport aux consommateurs de 0 à 2 tasses. « C'est un des effets du café les plus prometteurs », indique le professeur finlandais Jaakko Tuomilehto.

D’autre part, une autre étude prospective (Iowa Women's Health Study), menée entre 1986 et 1997 sur plus de 28.812 femmes en post-ménopause, ne souffrant ni de diabète, ni de maladies cardiovasculaires au moment de leur recrutement, semble montrer que la consommation de plus de 6 tasses de café par jour entraîne une diminution de 22 % du risque de diabète de type 2.

Au cours des 11 années de suivi, 1.418 cas de diabète sont apparus. Grâce à des autoquestionnaires évaluant les habitudes alimentaires des participantes, les résultats ont confirmé l'existence d'une association inverse entre la consommation quotidienne de café et le risque de développer un diabète de type 2.

Ce résultat est significativement plus marqué dans le cas du café décaféiné. La caféine ne serait donc pas responsable de l'effet protecteur du café, de même que la consommation totale de caféine n'est pas associée à une diminution du risque de diabète. Les auteurs évoquent l'implication des polyphénols contenus dans le café : ils présentent des propriétés antioxydantes, qui pourraient protéger les cellules pancréatiques bêta du stress oxydatif ou promouvoir la sensibilité des tissus périphériques à l'insuline.

Pour en savoir plus, lire aussi :

Seniors et santé : les diabétiques peuvent-ils consommer des fruits ?


Publié le Jeudi 16 Novembre 2006 dans la rubrique Santé | Lu 4737 fois