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Mercredi 20 Juillet 2005
10% des personnes âgées meurt dans l’année des suites d’une fracture du col du fémurUne récente étude japonaise qui a durée deux ans, réalisée sur plus de 10.000 personnes âgées par le ministère de la Santé nippon et l’Association Orthopédique Japonaise, montre que presque une personne âgée sur dix décède dans l’année des suites d’une fracture du col du fémur, indique un récent article du quotidien japonais Asahi Shimbun.
Cette grande enquête nationale est la première du genre à avoir étudié les conséquences sur la vie quotidienne et le taux de survie, suite à une fracture du col du fémur. Elle a été réalisée entre 1999 et 2001 auprès de 12.250 personnes de 79 ans en moyenne (la plus âgée ayant 111 ans), toutes victimes de ce type de fracture.
Selon les résultats de cette enquête, 1.157 individus participant à l'étude, soit 9.4% des personnes âgées victimes d’une fracture du col du fémur sont décédées dans l’année qui a suivi leur chute. Plus de 20% de ces aînés était âgés de 80/90 ans et la durée moyenne d’hospitalisation a été d’environ deux mois. Les femmes sont presque quatre fois (3.7) plus nombreuses que les hommes, et l’ostéoporose*, maladie qui touche principalement les dames après la ménopause, serait la principale responsable de ces fractures. L’étude montre aussi que la fracture du col du fémur représente la principale cause d’alitement des personnes âgées. Les chutes sont responsables des trois-quarts de ces fractures et presque un tiers (30%) des accidents surviennent lorsque les personnes âgées changent leur couche hygiénique. Lorsqu’un senior chute et se brise le col du fémur, plus il est âgé, moins ses chances de survie sont élevées. Ainsi, alors que presque 100% des quinquagénaires s’en remettent et survivent au-delà d’un an, dès que l’on avance en âge, les pourcentages décroissent assez rapidement : de 50 à 70 ans les chances de survie au-delà d’un an sont de 90 à 100%, chez les octogénaires, les pourcentages se situent entre 80 et 90% et pour les personnes de plus de 90 ans, de 70 à 80%. Toutefois, même les plus chanceux, qui parviennent à s’en sortir, voient leur conditions de vie s’en ressentir. Si plus de la moitié (54%) des personnes âgées interrogées indique qu’elles sortaient de chez elles non accompagnées avant leur chute, au-delà d’un an, uniquement une sur trois s’aventure encore seule dans la rue. 29% prenaient les transports en commun avant l’accident, elles ne sont plus que 17% un an après. Enfin, si un quart se promenait sans assistance dans leur quartier, elles ne sont plus que 14% après leur fracture. *L'ostéoporose en France
L’ostéoporose est responsable, en France, de plus de 130 000 fractures annuelles : 35.000 touchent le poignet, 50.000 les vertèbres et 50.000 la hanche. Le milieu médical ne cesse d’alerter les pouvoirs publics. Pourtant, jusqu’à maintenant, ni les tests de diagnostics ni les traitements –pourtant efficaces- ne sont remboursés, du moins jusqu’à la survenue de la première fracture. Il est pourtant indispensable d’informer les Français sur cette maladie.
On estime que près d’une femme sur deux de plus de cinquante ans sera victime d’une fracture ostéoporotique et près de 15% des hommes de la même tranche d’âge. Au-delà de 80 ans, plus des deux tiers des femmes en souffrent… Compte tenu du vieillissement de la population et de l’allongement de la durée de vie, il est très important que les femmes, à l’approche de la ménopause, portent une attention particulière à cette maladie des os, directement liée à une carence en œstrogène. Quant aux femmes ménopausées déjà fracturées, il est indispensable qu’elles consultent leur médecin pour un diagnostic. L’ostéoporose est en effet une pathologie simple à détecter, grâce à l’ostéo-densitométrie, qui mesure la densité osseuse par rayons X. Elle permet de déceler la maladie de manière fiable. Seul problème : cette technique s’avère coûteuse et n’est toujours pas remboursée par l’assurance maladie… Lu 18587 fois
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